Jour de neige.

vendredi 18 décembre 2009 § Poster un commentaire

Histoire d’épidémies.

Aujourd’hui je parlerai de deux épidémies.

La première est celle de gastroentérite que j’ai mangé en plein face ce matin au réveil en arrivant sur mon lieu de travail.

La deuxième est une épidémie d’incongruité rares entre neige sur Paris, découvertes et scènes insolites.

Une gastro et demi.

Levé le matin avec une gueule de bois comme ça, vaguement fiévreux. Il y avait longtemps que je m’étais pas collé une race aussi méchante, ça défoule. Je salue au passage Hélène, jeune fille fort sympathique, et puis ceux qui étaient là. Je suis une commère il parait.

Je suis parti en catastrophe et en taxi, sous l’air mécontent de mon père. Enchainer une dizaine de garde, c’est suffisamment dur comme ça. Le taximan était vachement sympa (ça devient assez rare un chauffeur de taxi à l’ancienne qui sait mener les conversations) et m’a fait une petite réduction parce que je suis en étude de sage-femme. Un papa heureux en somme.

J’ai quand même fait le chemin entre les Gobelins et Port-Royal à pied, sous la neige qui commençait à tomber.

Arrivé dans le service pile à l’heure (j’ai manqué le staff, on s’en fout), patraque, nausées, chiasse … l’infirmière me voit et me prend la température (38°2C) et puis me fait « Toi, t’as choppé la gastro ». Je vois ma sage-femme et, heureux quand même un peu intérieurement de ces vacances forcées, je lui dis que j’ai une gastro …

« Et bien rentre chez toi, ça sera mieux pour tout le monde. » Dit avec un sourire et un air concerné, pas sec’ pour un sous. Aurélie est une sage-femme géniale et c’était ma seule occasion de travailler avec elle alors … raté. Dommage.

Je ressors donc sous la neige. La suite vient après, ellipse.

Je suis allé chez le médecin (ma médecin géniale qui papote beaucoup et qui me voit une fois tous les quatre mois quand je peux pas me gérer moi même) parce qu’il me faut un mot pour l’école. Régression non ? A l’école primaire ça marche, au collège non, au lycée osef et puis quand on arrive dans les études supérieures c’est pas la peine … sauf chez moi. J’adore.

Insolite à Paris.

Là où je vois que ma ville n’est pas comparable aux autres, c’est quand je vois les scènes qui s’y déroulent. Jamais on ne vois ça à Rome, Barcelone, Berlin. Les parisiens sont beaucoup plus désagréables (et français).

Première scène : en sortant du RER B je vois un jeune con avec les cheveux lissés au gel, propre sur lui, qui engueule un quinquagénaire en costume qui va vraisemblablement bosser. « Arrêter de me suivre, on peut pas discuter avec vous, ça va pas non ? Ya pas idée ! » dit-il sans laisser l’autre en placer une.

Sur le quai de la ligne 5 un musicien du métro avec sa guitar me demande pourquoi je n’ai pas applaudit. « Euh … j’ai rien vu ni entendu alors … » « Ah parfois j’aimerai bien que les gens applaudisse ce que je fais, ça serait toujours ça ! » Un artiste …

Sinon j’ai vu une femme enceinte donner à manger à des pigeons sur la neige avant d’aller à la maternité (pour son rendez-vous ?) et j’ai regretté de ne pas avoir mon appareil photo ;  des enfants faire une bataille de boule de neige dans la rue (ce qui est devenu très rare) ; le gardien de mon ancienne école qui m’a reconnu et s’est rendu compte que ça faisait 10 ans. Coup de vieux pour lui. Il n’a pas changé en plus.

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