Gastro-entérite, option déchet.

mardi 19 janvier 2010 § Poster un commentaire

Disclaimer : Aujourd’hui l’auteur était malade et vous le fera savoir. Si vous n’avez pas un humour de chiottes ou le cœur bien accroché (ou si vous vous apprêtez à sortir de votre bureau/salle de classe/salle de TD/chambre pour casser la croute) ou que vous ne faites pas de métier dans le médical, cet article vous est déconseillé.

Et si vous continuez, et ben c’est votre problème.

Bonjour cuvette !

Ce matin mes cours commençaient à 14h30. Veinard me direz vous ? Que je puisse dormir un Lundi matin alors que les autres pauv’gens s’en vont au turbin pour grappiller quelques sous pour nourrir leur progéniture idiote, c’est une bénédiction.

Je me suis donc levé à 6h30 pour aller aux toilettes. J’étais barbouillé, pas très bien, un petit début de mal de tête, un franc début de mal de ventre. Je me suis recouché. Je me suis relevé vers 9h parce que mon estomac faisait son rebelle. Il a obtenu une reddition sans condition (c’était ça où il inondait mes draps) et j’ai couru. Cuvette mon amie ! Ah que j’ai pu la voir aujourd’hui, elle a un charisme absolu : dès qu’une chose pénétrait mon estomac je n’avais qu’une seule envie : courir la voir.

Note pour plus tard : ne plus faire de curry les veilles de gastro-entérite. Ce qui est bon dans un sens arrache fortement la gueule dans l’autre sens.

Mon père assure !

Mon paternel, aussi malade que moi (mais depuis 4h du matin) est donc parti après un coup de fil au médecin. Non, le docteur ne peut pas passer, il semblerait que 80% de la population parisienne soit atteinte par la même saleté et que son cabinet déborde. Enfin bon, on est allé chercher l’artillerie lourde : du riz (je n’en avais pas vu dans l’armoire depuis presque 8 mois), des légumes (pour faire un bouillon, mais on y reviendra), du coca (avec du sucre), du Vogalib, du Spasfon, de l’Immodium, du Smecta. Le tout en sub-linguale (je vous ai parlé de ce qui se passe quand mon estomac se remplit non ?). La journée a donc commencé par un cocktail de cheval à 12h (j’en avais marre de vider un estomac vide dans ma cuvette adorée) et, miracle, le coca est resté.

Nous avons ensuite préparé un bouillon (que j’ai regardé dans les yeux un bon moment) et puis on a mangé.

J’ai eu peur de me faire embarqué par les boueux.

J’ai appelé l’école pour leur dire que je n’irai pas à mon seul et unique cours de la journée (oh, la grande perte !) et j’ai laissé un message sur le répondeur de mon médecin pour lui expliquer. Oui, dans mon école, au niveau bac +3 cette année, je dois justifier mes absences par un mot du médecin. Oui, je trouve ça abusé.

J’ai mis un pull (!), j’ai mis mon manteau et je suis sorti. La salle d’atteinte était pleine à craquer. J’ai retenu mon envie de vomir pendant une bonne heure, j’ai serré les fesses un bon coup et j’ai attendu patiemment. Après 1h elle m’a tendu le précieux mot entre deux patients et j’ai pu commencer à rentrer chez moi.

Je suis sorti en titubant, je me suis arrêté dans un coin comme si je venais de prendre la cuite de ma vie et là, contre le mur, j’ai encore vidé mon estomac ; et j’ai commencé à saigner du nez (pour continuer dans le glamour). Je me suis relevé, la tête haute, les yeux dans le vague. J’avais du sang sur mon poing droit que j’ai serré, j’avais du vomi sur mes chaussures et sur le bas de mon pantalon et ma main droite qui retenait l’épistaxis.

Je suis ensuite rentré chez moi et j’ai fait la sieste (!).

Note pour les non-initiés : les deux jolis (!) marquent des choses que je ne fais jamais. Je ne met pas de pull sauf cas de force majeur parce que je les trouve inconfortables, je ne fais jamais la sieste parce qu’après je n’arrive pas à dormir (comme c’est à présent le cas).

Les garçons quand c’est malade, ça croit que ça va mourir.

Surtout les gens qui font des études médicales.

Quand le fébricule apparaît on se met à frissonner, on se met à suer, on se recroqueville dans son lit avec son ordinateur d’un côté et la bouteille de coca dans la main. Ensuite on va prendre un Aspégic (AINS pour son petit nom, contre-indiqué pendant la grossesse) pour faire tomber la fièvre et le mal de crâne.

Quand la douleur lombaire apparaît, on pense au pire.

Ensuite on s’amuse à faire des diagnostics différentiels. Non je ne vois pas comment j’aurais pu choper une pyélonéphrite alors c’est pas les reins … mais ça ressemble à une pancréatite (la bonne douleur qui irradie dans le dos) mais en même temps mon estomac est pas dans son assiette … Bon, ne nous faisons pas d’inquiétude et survivons.

Note pour plus tard : ne pas s’amuser à faire des diagnostics différentiel à la con, ça fait psychoter pendant deux heures à l’affût du moindre film.

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