Ceci n’est pas un billet.

dimanche 24 janvier 2010 § 2 Commentaires

Ceci n’est pas un titre.

Ceci n’est qu’un exercice de style inutile (un de plus) qui servira de défouloir. Si j’ai bien compris l’épisode précédent il vaut mieux que j’évite de parler de chevaux. Parler de chevaux m’attirera les foudres des adorateurs des chevaux (secte influente, surtout en Angleterre il parait).

Pour me défouler je parlerai de mon réveil brutal « Salut, ben ton père et moi on va voir le dernier film des frères Cohen, Diane est à la bibliothèque et on est pas sûr de déjeuner. Débrouille toi, à ce soir ». Je me lève (10h un Dimanche matin, quelle drôle d’idée) et je m’étire comme un chat (je suis fin et gracieux, mais vous n’aurez pas de photo pour préserver ma pudeur).

J’ai vite réalisé que j’avais mes blouses à laver (« Ah, tiens, je commence mon stage demain et j’ai pas une seule tenue de propre … « ) et j’ai donc été forcé d’étendre le linge. Il fallait bien à un moment ou à un autre. J’ai donc désactivé ma mantra d’inutilité (ou basculé mes deux mains gauches en mode off) et je me suis mis au travail. Je suis monté sur la balance et j’ai remarqué que je m’étais laissé aller. Ah, diantre, c’est donc ça l’effet des mega-muffin au chocolat du Relais H ? On va devoir renoncer aux pâtisseries pendant un temps, je le crains ; et manger de la viande.

Ensuite j’ai mangé de la viande séchée devant mon ordinateur en jouant, j’ai écrit ma critique sur Le Livre d’Eli que vous trouverez sur mon autre blog (j’ai même mis le lien pour les paresseux, aucune excuse) et j’ai fini une série animée que j’avais dans mes cartons (une histoire d’horreur japonaise sur un meurtre et un mononoke en forme de chat ; ou bakeneko) qui impliquait un journaliste, une serveuse, une veuve volage, un apothicaire-exorciste, un maire, un inspecteur de police, un livreur de lait et un conducteur de métro, le tout dans une rame lancée à pleine vitesse. Trois épisodes de chats, de peur et la vérité affeuse à la fin.

J’aime de plus en plus les histoires de fantôme japonaises pour leur atmosphère, pour leurs non-dits. L’angoisse monte peu à peu.

Histoire de Fantôme Typique.

Satsuki (qui a même un nom qui s’écrit en kanji !) a trouvé un super studio de 3 tatamis (12 m²) à même pas 200 mètres de la gare ! Le gars de l’agence lui a cédé pour une somme dérisoire, vraiment une bonne affaire. Satsuki travaille beaucoup et ne passe pas beaucoup de temps chez elle. Le week-end elle traine un peu au lit mais est réveillée assez tôt par les enfants des voisins qui jouent. Ils laissent la télé allumées sur des animes et le son est vraiment fort.

Elle est allée se plaindre mais elle n’a pas eu de réponse. On dirait que les gens qui vivent là n’ont pas le sens des bonnes relations de voisinage.

Il y a le voisin du dessus qui reçoit des filles souvent et de temps en temps de nuit elle entend des gémissements. Indécent, c’est le mot.

Pendant la Golden Week elle trouve un jouet sur le pallier, devant la porte de ses voisins. Une poupée pour prendre le pire des exemples.

Elle toque à la porte mais elle n’a pas de réponse. Elle décide donc de prendre la poupée pour la rendre à la première occasion.

C’est une erreur, mais elle ne le sait pas encore.

Le lendemain quand elle se réveille la poupée a disparu.

La nuit suivante est difficile : le voisin du dessus fait plus de bruit que d’habitude et les gémissements ressemblent à des cris de douleurs. La fille de cette nuit a l’air plus jeune que les précédentes.

Elle décide de se plaindre à son logeur, mais celui-ci lui explique qu’il n’y a aucun locataire dans l’appartement du dessus.

Elle trouve la poupée sur son lit en rentrant. Il  y a un mot posé dessus. « Il m’a fait mal, dit, tu me protégeras ? ».

Pour faire court : peu à peu Satsuki trouvera des choses de plus en plus étranges : un appel téléphonique avec un souffle bizarre ? Une lettre de plus ? Un mot marqué au rouge à lèvre sur son miroir, des bruits de plus en plus oppressant venant du haut ; jusqu’au moment où la poupée (et la petite fille abusée sexuellement) attaquera enfin Satsuki parce qu’elle ne l’a pas protégé.

Ainsi, le récit qui pendant des pages et des pages a oppressé le lecteur amène une résolution brutale définitive. On ne voit le fantôme qu’à la toute fin, quand il s’est lassé de jouer avec sa victime : l’histoire se finira souvent par la vieille voisine qui expliquera « Ah oui, cette triste histoire : la pauvre petite fille se faisait violée par son beau-père dans un appartement au dessus et elle l’a égorgé un soir » qui peuvent s’accompagner la nuit même de sang épais qui suinte du plafond puis de l’attaque de la poupée qui finira souvent immobilisée et emmenée en pleine nuit dans un temple boudhiste pour un exorcisme.

Trêve de digressions.

Je n’aime pas ces journées inutiles. Cela ne sert à rien, cela ne fournit rien. J’ai l’impression d’avoir perdu une bonne partie de mon temps à me reposer. Rien de très constructif, je n’ai rien avancé, je n’ai pas écrit une ligne et la fringale littéraire me prend à cette heure ci. En même temps demain je commence mon stage et j’ai un peu peur de ce que je vais trouver, et comme j’ai l’angoisse de la découverte je n’arrive pas à dormir. Et comme je n’arrive pas à dormir, j’écris. Simple non ?

Heureusement qu’il y a un blog, vous pouvez lire le produit de ma frustration.

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§ 2 réponses à Ceci n’est pas un billet.

  • Mélanie dit :

    J’ai l’impression qu’avec l’arrivée sur facebook des poneys, les chevaux ont du soucis à se faire. Promis, si un jour j’ai une carte de presse, j’enquête.

    J’ai vu A serious man, et si ça intéresse quelqu’un, j’ai aimé.

    « j’ai même mis le lien pour les paresseux, aucune excuse » tu insinues que nous, lecteurs, sommes paresseux?! Je m’énerverai presque si je ne me sentais pas un peu coupable de m’être levée à 10h pour aller me recoucher sur le canapé (oui, mes parents ont investi dans un canapé plus confortable que le lit de leur fille soit disant adorée) (non, j’ai pas de problèmes avec mes parents) (oui, je viens raconter ma vie ici alors que j’ai un blog^^).

    • gromitflash dit :

      Et tu n’as pas honte d’étaler ta vie comme ça dans l’espace logorrhéique et égocentrique d’une autre personne ? Fi ! (et franchement, tes parents assurent pas sur ce coup là).

      A serious man j’irai sans doute le voir Mercredi matin en sortant de ma garde … Ca sera dur mais je peux le faire !

      Pour ce qui est des mes lecteurs paresseux, je pense que oui : mes lecteurs sont un peu paresseux. Les geeks suivent la loi du moindre effort et scroller tout en bas de l’article pour trouver le lien, c’est clairement un défi insoutenable.

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