C’est quoi encore ce cirque ?

lundi 1 février 2010 § Poster un commentaire

Disclaimer : attention, ceci est un billet fleuve. J’ai du retard dans le récit palpitant que que j’essaye de tenir ici, je vais tenter de le combler. Cela risque d’être long et ennuyeux (ou pas) et je vous recommande fortement de ré-ouvrir ce billet au moment de votre pause déjeuner ou à un moment où vous aurez le temps.

Vendredi, journée des douches, des propess foireux et des grossesses non suivies.

Je me suis réveillé tôt. Un peu trop tôt ce jour là d’ailleurs.

Je suis resté un moment au fond de mon lit à regarder l’horloge murale, à écouter mon PDA sonner. Je me suis levé, j’ai pris ma douche, j’ai petit déjeuné et j’ai attendu. Je suis arrivé trop tôt à la maternité et comme souvent en ce moment le tableau n’était pas très rempli en salle de naissance. Garde avec Viviane entre autre (j’en reparlerai plus tard).

Ma Zoé du jour est une troisième pare avec une rupture des membranes datant de plus de trois semaines. Je ne vous raconterai pas la tête du liquide à l’expulsion, c’était pas joli à voir. Cette patiente m’a montré que quand une patiente en travail ne veux pas de péridurale, on ne peut pas faire grand chose à part un peu de protoxyde d’azote pendant les contractions. Mine de rien aller voir une patiente de temps à autre pour voir comment elle va et la voir se tordre sur sa table n’est pas quelque chose de facile.

Zoé a tenté de m’offrir diverses douches : tout le glamour de l’accouchement naturel à l’ancienne. Vomis, liquide teinté, sang, urine, fèces que j’ai esquivé avec de la chance, de l’adresse et des réflexes. J’ai quand même mouillé mes bras à l’accouchement mais ça c’est classique maintenant ; il faut bien mettre les mains dans le camboui pour que ça marche. Pour une fois un 4 mains demandé à la sage-femme : une troisième pare sans péridurale, je ne suis pas encore rassuré sur mes capacités à dégager la tête en préservant le périnée.

Pendant ce temps là se trouvait en salle des patientes avec de propess depuis la veille dont le déclenchement n’avançait pas très vite. J’ai d’ailleurs oublié de regarder comment ça c’était fini cette nuit, mais le pronostic n’était pas excellent.

Et puis ajoutons les trois ou quatre femmes non suivies qui sont venues à la maternité pour se faire suivre et que l’on a vu en salle de naissance. Je m’en suis aussi occupé avec les sage-femmes. En fait j’ai surtout par réussi à poser mes fesses plus de cinq minutes, sauf arrivé vers la fin de garde pour discuter avec l’externe. Sympa cette externe. On en reparlera plus tard peut-être (aux alentours du 10 février ?). J’espère en reparler à demi-mot plus tard.

Je suis rentré chez moi avec les jambes en moins et un sourire monstrueux encore une fois. Je me suis écroulé dans mon lit et j’ai dormi d’un sommeil sans rêve jusqu’à …

Samedi Ouzbek et crêpe.

Je me suis réveillé vers midi avec des courbatures monstrueuses. Hier au soir un documentaire sur la route de la soie nous a donné envie d’Ouzbek. Oui, je fais référence à ce pays d’Asie Central qui s’appelle l’Ouzbékistan. On est allé déjeuner au Boukhara, un restaurant parisien que je recommande chaudement.

Ensuite on est passé au monoprix pour choper un gâteau (Viviane a demandé pourquoi les étudiants sage-femme n’apportent pas de gâteau, j’ai eu envie de la prendre au mot), de quoi manger le soir et quelques élastiques pour mes cheveux longs. Cela m’évite de les prendre dans la gueule quand je perfuse une dame.

Ensuite je suis allé manger une crêpe avec Maxime. Il est à l’ENS Lyon maintenant, je ne le vois plus que lorsqu’il remonte sur Paris. On a ensuite fait un tour à Variance puis à la FNAC. J’ai chopé le DVD d’Inglorious Basterds, le dernier film de Tarantino dont j’avais dit, il me semble, beaucoup de bien dans un billet sur mon premier blog (surtout de Christopher Waltz qui joue le pire colonel SS de l’histoire du cinéma).

Et après il s’agissait de rentrer et d’attendre l’heure d’aller en garde.

Samedi ou Dimanche : prendre le thé, manger des gâteaux, regarder le monde s’écrouler.

Tableau blanc à l’arrivée, tableau noir à la sortie. J’étais en garde avec Viviane, Sabine et Muriel. J’avais amené un gâteau et nous avons commencé notre garde par jouer à Akinator. Ouais, on dirait que c’est la nouvelle coqueluche des sage-femmes de Lariboisière.

Ma Zoé de la nuit est descendue peu après. Je la connaissais de la garde de Mardi et de la garde de Vendredi. Autant dire que quand je suis entré dans la salle elle a eu un grand sourire qui s’est transformé en grimace. On l’a gérée pendant toute la nuit, je l’ai laissé à 8 cm à 8h30 avec une péridurale. Mais avant ça, ça n’a pas été toujours une partie de plaisir.

Sinon il y a eu des ruptures (je suis pas mauvais maintenant pour m’occuper des ruptures prématurées), genre 4 ou 5 que l’on a hospitalisé. Vous vous souvenez du « tableau blanc » ? Et bien à 4h du matin il n’était qu’un de ces souvenirs nostalgiques que l’on caresse en voyant le présent.

Au milieu de la garde, Viviane m’apostrophe alors que je sors d’une garde.

« Etienne ! »

« Ouais, qu’est-ce que je peux te faire encore ? »

« Ben … Thé ou café ? »

J’ai ri, je l’avoue.

La nuit a avancé toute seule. Nous avons bu du thé, surveillé des patientes. Pas d’accouchement pour moi cette nuit. Une césarienne en début de matinée pour un utérus cicatriciel avec un rythme pathologique et un liquide … marron, épais, méconial.

On a été au cirque.

Ben quoi ? Vous saviez pas que mes titres de billet avaient souvent un rapport avec ce que j’écris dedans ?

Nous sommes allé au cirque. Au 31e Festival International du Cirque de Demain. Non seulement ça existe mais en plus c’était bien.

Nous allons là bas depuis 8 ans. Il y a 8 ans le festival était très confidentiel, plutôt connu d’un public d’amateur éclairé. Les artistes étaient présenté comme « Machin Truc [insérer un nom connu] est allé en Ukraine il y a 4 mois. Un de ses amis sur place lui a dit qu’il avait trouvé une artiste pour le festival. Il l’a emmené dans un petit cirque de province, et là il est tombé sur une jeune fille qui répétait son numéro. Pour vos yeux voilà … » C’était une version très classique des numéros habituels avec des grains de nouveautés.

Au fur est à mesure le cirque a évolué d’une façon nette. Le festival est passé du cirque d’hiver au cirque phénix, d’un cirque classique à un cirque plus aboutit au niveau de la mise en scène et plus audacieux au niveau des numéros et des disciplines présentées.

Il y avait là des numéros de diabolos renouvelés (on était loin des poncifs et des figures impressionnantes pour un non-pratiquant pour arriver à quelque chose de très inventif avec une utilisation de pentes, de barres fixes et d’acrobaties), des numéros périlleux et un magnifique numéro de porté de force réalisé par deux français de l’école du cirque de Montréal et qui possédait une mise en scène particulièrement maitrisée.

Les deux spectacles du gala sont disponible sur la web télé d’Arte pour ceux que cela interesse … A priori il n’y aura pas tout mais pour un mois (et pas un jour de plus) c’est disponible gratuitement. Profitez en.

Et le Lundi c’est ..?

Le Lundi c’est repos. Je dors, je joue, je fais d’autres choses. Non, cette journée ne sera pas interessante.

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