La dynamique des fluides.

mardi 9 février 2010 § Poster un commentaire

Disclaimer : cet article est presque incompréhensible et risque d’être également très long. Bonne chance au lecteur, pour les autres attendez demain soir.

Une étude du mouvement.

Il semble qu’il y a eu un mouvement important d’étudiant sage-femme en direction de Bourg-en-Bresse ce week-end. En même temps j’en étais alors je ne vais pas faire plus de mystères à ce sujet.

A Bourg-en-Bresse avait lieu le week-end de formation de l’association nationale des étudiants sage-femme et, franchement, ça a envoyé du lourd. Beaucoup de choses à dire sur ce week-end.

On est parti de Pantin avec une petite demi-heure de retard. En même temps fallait partir avec la présidente de l’ANESF dans la voiture ou on aurait eu un petit problème. Le trajet a duré cinq bonnes heures (dont deux pauses cafés-bonbecs). On est arrivé sur le coup de 19h : le temps de se poser à l’hôtel, de se préparer pour la première soirée.

J’aime les WEF !

Une chose intéressante dans ces week-end de formation c’est le nombre de gens que l’on rencontre, re-rencontre ou même qu’on revoit avec une sincère chaleur dans la voix même si parfois des noms m’échappent. Ainsi ai-je rencontré quelques personnes intéressantes comme Isabelle de Renne ou Céline de Rouen. En espérant les revoir un jour parce que retrouver quelqu’un sur Facebook avec un prénom et une ville c’est assez difficile.

Toujours autant de faluchard rencontrés, toujours autant de délire, toujours autant de chanson et de récits. Une chose qui change par rapport à l’année dernière : j’ai des histoires de chasses à raconter (c’est le terme utilisé par le Professeur Cabrol pour parler des trucs inhabituels et improbable qui émaillent la pratique l’obstétrique – un accouchement sur le parking du CHU par exemple), ce que je n’avais pas l’année dernière. On voit briller les yeux des PP1 quand on leur parle de ce qui les attend ; on écoute les histoires de chasse des autres avec intérêt.

Parlez moi d’avenir.

Bon les WEF servent à une chose surtout : former les associatifs du réseaux FAGE qui travaillent au niveau local. Gestion, trésorerie, élections locales, solidarité/prévention… La liste des formations est longue. Pour moi c’était plutôt axé sur les études supérieures et l’intégration universitaire.

Je veux d’ailleurs remercier les formateurs (Jean-Bernard, Hélène, Alexandra, Eléonor) pour le savoir qu’ils nous ont transmis.

Si j’ai bien tout compris l’intégration universitaire des sage-femmes que l’on nous a promis n’en est qu’à ses balbutiements. Il y a des histoires d’intérêts des universités (les études de sage-femmes ont une intégration professionnelles de 100% donc un indice de Shangai élevé et donc des financements importants de la part de l’Etat grâce à la loi LRU), de conflits de doyens d’UFR, de statuts à déposer, de conseils … En gros pour changer une école en institut il faut passer d’abord devant le CEVU, puis le CA de l’université, puis au CNESER, puis au conseil de la Région avec présentation du budget de l’Institut par le CHU correspondant … Un vrai parcours du combattant, d’autant que ce qu’implique l’institut en terme de politique managériale n’est pas pour convenir à tout le monde, particulièrement aux directeurs/directrices qui s’accrochent à leurs sièges.

On a d’ailleurs dévié sur les statuts des sage-femmes enseignantes qui font parti de la fonction publique hospitalière et non pas de la fonction publique d’Etat. Elles n’ont souvent pas les diplômes pour enseigner à l’université… C’est le bordel en résumé, tout le monde se tire un peu dans les pattes, les acteurs essayent de tirer la couverture à eux. Je vais voir avec Hélène si elle peut me donner des éléments pour que j’aille plus loin, je suis un peu frustré par ces nouvelles connaissances.

Un des sujet connexe a d’ailleurs été l’évolution des études et surtout la possibilité d’ouvrir des écoles doctorales de maïeutique pour enseigner à terme dans ces instituts de maïeutique. Une profession qui se prendrait en main à une échéance d’une bonne dizaine d’année. Au final on a surtout parlé d’avenir.

Un jour j’écrirai un livre si on arrive à avoir ce qu’on veut, un livre sur ce sujet, pour qu’on se souvienne comment on s’est battu et que les suivants se souviennent qu’on revient de loin. J’ai un doute sur le temps à adopter pour le verbe « revenir » dans la phrase précédente.

La dynamique des corps.

Que serai un WEF sans ses soirées ? Celles de cette année sont mémorables.

Vendredi soir, avec l’aide de Slash, on a écrasé deux carabins lyonnais au billard. Comme en obstétrique. J’ai parlé avec beaucoup de monde, j’ai revu beaucoup de monde, j’ai bu beaucoup de chose (en restant raisonnable). Le reste me regarde plus ou moins.

Samedi soir avait lieu la très attendue soirée de gala. Celle pour laquelle tout le monde a préparé sa garde robe une semaine à l’avance dans le but ultime d’être magnifique. Robe de soirée, chaussures à talons, accessoires, costume avec cravate, sans cravate, ou avec nœud papillon.

Des soirées passées à danser, à se frôler, à se sentir, à frémir, à murmurer, à se hurler dans les oreilles. Des souvenirs, quelques photos et le reste me regarde plus ou moins. Encore. Je sais juste que si je peux aller au prochain Conseil d’Administration de l’ANESF je le ferai. J’ai des gens à revoir moi !

Retour sur Terre.

Le dimanche matin, le retour à la réalité a été rude. Je n’avais pas de billet de train, j’avais une garde à 20h30 à Lariboisière (à 450km de là) et l’assemblée générale se terminant tard l’option « rentrer en voiture » me semblait parfaitement hasardeuse. Miracle de la technologie, j’ai trouvé un réseau wifi et résolu ce problème en 5 minutes. Arigatou Zetsubou Sensei !

Le lendemain avait lieu l’assemblée générale dont je n’ai vu que la moitié (il faut que je trouve le compte rendu de l’AG) et qui a été assez fun. Des cartouches qui partent, des histoires de détails (une demi-heure pour un mot avec deux motions mises aux voix).

J’ai pris le train et je suis rentré chez moi. Parce que j’étais en garde.

Une septième garde à Lariboisière.

Cette garde est passée comme un rêve : un grand flou entrecoupé de petits pics de lucidité. J’ai fonctionné comme un robot, j’ai appliqué les gestes automatiques en essayant de garder la tête froide et les yeux en face des trous. Et évidemment c’est cette garde là où j’ai fait 3 accouchements, où j’ai fait ma première réfection complète d’épisiotomie. Oh, rien de bien méchant au final, mais j’aurai beaucoup aimé une garde calme.

Merci au service technique qui a permis de mettre tous les rythmes sur une centrale. Le corollaire est que l’étudiant sage-femme peut rester au fond de son fauteuil quand il n’y a pas d’urgence et regarder les rythmes d’un œil qui se ferme toutes les dix secondes en somnolant.

Les patientes avaient en plus des histoires intéressantes, enrichissantes pour mes études. Celle qui, un an après la perte d’une grossesse a un bébé entre ses bras, celle qui met sans doute un enfant dans chacune de ses histoires d’amour ou celle qui perd confiance en elle au bout de trois heures de travail.

En sortant de garde j’ai croisé Marine de Foch (que j’avais quitté la veille, à la descente du train venant de Bourg-en-Bresse). Elle avait dormi, elle. Mais elle commençait sa journée, elle. Je suis rentré, j’ai dormi, j’ai végété. Demain … sera demain. Je pense que j’aurai des choses à dire demain soir.

Ce qui reste sûr c’est que la nuit sera fraiche, mais j’ai prévu une couverture.

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