L’angoisse du tourneur de page.

mercredi 10 février 2010 § Poster un commentaire

On ne pense pas assez à ceux qui tournent les pages. Quand on écrit on se retrouve à avoir peur de la page vide (la page blanche, celle qui concentre tous les possibles et tous les impossibles) mais qu’arrive-t-il à celui qui retourne ensuite la page du manuscrit ? A chaque page son angoisse, souvent sur plusieurs centaines de pages.

Syndrome amotivationnel.

J’ai passé la journée à végéter. On ne peut vraiment pas dire que je me sois vraiment bougé avant 16h. J’ai joué à Aion et j’ai mourru tout plein de fois de manière stupide, j’ai lu quelques trucs sur une ville appelée Yirminingrad qui n’existe pas et qui doit, éventuellement, se trouver quelque part entre l’Ukraine et la Géorgie dans un futur plus ou moins lointain. Plus ou moins car un vent de post-apocalypse et de folie souffle doucement sur le recueil. Je ferai un billet dessus quand je l’aurai fini.

Au fait, t’avais pas des trucs à faire aujourd’hui, toi ?

Ah, merde, si !

Ma sœur est rentrée et m’a demandé ce que j’avais fait de ma journée. Rien pour l’instant.

Je devais aller chez le coiffeur, je devais faire un gâteau pour ma garde de demain. J’ai fini par sortir parce qu’il le fallait bien. J’avais des trucs à faire et le temps passait doucement sans que je puisse faire quoi que ça soit. Je me suis donc pris en main (sans sous-entendu) et je suis sorti affronter le froid.

Coupez les tous, Dieu reconnaîtra les siens.

« On peut y aller, pas de regret ? » dit le coiffeur en tenant la première de cheveux. Non pas de regret. Un signe de négation de la tête et la première mèche de 25 cm tombe par terre. C’est vite fait, bien fait. Mes cheveux sont courts pour la première fois depuis presque 4 ans et ça me fait tout drôle. Il parait que je vais m’habituer mais de toute façon je ne peux pas revenir en arrière pour les recoller sur ma tête.

Le gâteau au michokos.

J’ai fait un gâteau aux michokos. Je n’avais pas fait de pâtisserie depuis longtemps et ça a été chaotique. Je ne suis pas capable de battre des œufs en neige d’une façon crédible. La prochaine fois j’y arriverai ! Mon gâteau d’anniversaire sera à mon image ; décousu, un peu cassé.

Je suis ensuite allé au bar faluchard en laissant la fin de la cuisson à ma mère.

Quelques bouches bées de plus ou de moins, quelle différence ?

Je suis entré dans le bar et je suis tout de suite tombé sur les sage-femmes. Elles ont mis quelques secondes à me reconnaître et sont tombées sur le cul. Compliments, choses diverses. Blois-blois passe et glisse « Ah c’est bien, tu vas pouvoir chopper maintenant ! » Ça, c’est dit … On parle de délicatesse, de finesse, de tact. Merci !

J’ai discuté jusqu’à une heure avancée. Quelques évènements, deux pintes de Guiness. Je suis rentré à pied pour fêter mon anniversaire : passer devant Notre-Dame à pied, traverser le Marais dans le froid. Tout le monde dors à 1h du matin, personne ne vous entends chanter sur le chemin du retour à part quelques SDF qui cherchent un peu de chaleur en pressant leurs duvet contre des bouches d’aérations.

Sophie a partagé avec moi sa faux, c’est un présent d’anniversaire précieux qui m’a touché. Elle m’a souhaité de ne pas en avoir.

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