Le coup de gueule de la gynécologue.

samedi 6 mars 2010 § 12 Commentaires

Une histoire de flux.

J’ai dit précédemment que j’en parlerai, et puis j’ai eu la flemme. Vraiment la flemme. En même temps, se mettre à parler comme ça de contraception alors qu’on quitte une soirée ou un bon bouquin, qu’on vient de regarder un anime et d’appeler un pote ben c’est difficile.

En bon geek que je suis, je n’ai pas touché à mon ordinateur (pour cause de baisse de débit étonnant, due à … deux trois torrent qui sont en train de jouer dans Bitcomet (je crois que je viens de perdre la moitié de mon lectorat là)) de la journée et je n’ai donc ouvert mon reader que maintenant. Pour ceux et celles qui se demandent ce qu’est un reader, je vous met le lien et je vous conseil de m’ajouter tout de suite dans vos flux rss, puis de faire pareil avec plein de site : ça évite d’ouvrir plein de trucs à la fois en en oubliant les deux tiers.

Hors donc j’ouvre mon reader et je tombe sur un article d’Edenlys (je n’ai pas ajouté son blog dans mes liens en bas, mais je m’en occuperai après) qui parle d’IVG. Et là, c’est le drame.

Tout ça pour vous dire que je donnerai mon avis Ô combien inintéressant sur le sujet (et puis sur mon cours de contraception d’avant-hier) quand j’aurai fini de raconter ma vie. Parce que j’ai une vie à raconter, parfois, par petits bouts, et que c’est quand même la vocation première de ce blog.

Un dîner presque parfait.

Hier soir c’était dîner faluchard chez Thibaud. Pour ceux qui n’ont pas lu ce blog avant (quand on était dans la première partie) : oui je suis faluchard, non je ne m’en cache pas, et non je n’en ai pas honte.

Ça ne fait pas de moi quelqu’un d’anormal, juste que j’aime faire la fête, boire et m’amuser. Mais vous l’avez compris.

Je disais donc qu’il y avait un dîner faluchard chez Thibaud avec une belle assemblée, un curry fait par votre serviteur (il parait qu’il était trop fort … mais je crois qu’ils sont pas habitués en fait). Ça a parlé toute la soirée de nombreux sujets. J’ai comme qui dirait la flemme de faire un compte rendu, et comme en plus cela ne vous concerne pas, hein … on est d’accord.

En rentrant j’ai pas mal papoté avec Marie, une senpai diplômée l’année dernière. De tout, de rien, de mon sujet de mémoire qu’elle trouve bien pour l’instant et que je vais me battre pour faire passer devant le directeur technique de l’école l’année prochaine même si je dois me faire couper une main pour ça et me briser le dos à force de courbette. Oui, c’est pas un sujet qui va franchement lui faire plaisir : l’histoire des sage-femme dans les années 60 : révolutions des loi sur l’ivg et la contraception, ou comment on est passé d’un corps médical tout puissant sur le corps des femmes à une maitrise de la procréation.

On verra surtout que pour l’instant c’est faux, mais on va en reparler plus bas. Je suis en forme ce soir, j’en suis déjà plus de 520 mots et je n’ai même pas vraiment touché à mon sujet.

Arbre de décision.

Aujourd’hui avait lieu le TD de réanimation néonatale. Pour les profanes c’est en gros là où on apprend à sauver des vies de bébés qui naissent tout bleu. Un peu de sérieux ! Là on ne rigole pas, c’est des histoires de pronostic vitaux (bon c’est le cas depuis le début …) et il s’agit d’éviter les conneries.

J’ai donc appris joyeusement à intuber quelqu’un. Et puis à exsuffler un pneumo-thorax.

Pour savoir ce qu’est intuber quelqu’un je vous renvoie à la série Urgence (par exemple) où tout le monde fait ça en 25 secondes avec une main dans le dos. Pour ce qui est d’exsuffler un pneumo-thorax ben … en gros moi planter aiguille creuse pour vider de l’air (genre ballon de baudruche).

Sur un mannequin c’est facile. J’ai peur de ce que ça donnera sur un nouveau-né.

Marraine !

J’ai retrouvé ma marraine de faluche à Opéra et on est allé manger dans un restaurant japonais. En même temps entre Opéra et Bourse il n’y a presque que des restaurants japonais.

Elle va bien, elle revient d’Allemagne et cherche un stage. Rouen ou Paris, elle sera de retour et opérationnelle d’ici « maximum 3 semaines ». J’ai hâte. C’est que ne pas la voir pendant presque six mois … On a donc pu parler, se promener.

Je l’ai ramené à St Lazare et je me suis dirigé vers la ligne 3. Comme avant, quand j’étais en PCEM1. Souvenir, impression de remettre les pieds au même endroit. J’ai vu un fantôme qui s’éloignait doucement vers les escalators et j’ai sorti mon portable pour appeler une vieille connaissance. Elle n’a pas décroché pour l’instant, je lui ai laissé un message. Ce n’est pas grave, ça fait presque un an et demi, on a le temps.

Un coup de gueule en bonne et due forme.

Voilà arrivé le moment d’aborder le sujet principal.

Mercredi nous avons eu notre dernier cours de contraception sur les méthodes dites locales. La prof a tapé, fort même, sur le système éducatif français.

Le problème viens du préservatif. Tout le monde en parle du préservatif. Les spots télé explique qu’on s’en sert pour se protéger de plein de maladie (notamment le SIDA mais n’oublions pas non plus l’Hépatite B qui est une belle saloperie et la Syphilis qui est en recrudescence ces derniers temps).

On sort donc avec quelqu’un quelques temps. On s’aime, c’est beau. On fait le test du SIDA et puis des autres aussi si vous lisez ce blog, parce qu’il n’y a pas que le SIDA qui puisse vous tuer à petit feu dans les IST, et ensuite on oublie la capote, à nous les parties de jambe en l’air où on veut quand on veut. Ah ah. La belle vision bien masculine et bien grasse.

Heureusement, vous les filles, vous avez une autre contraception, n’est-ce pas ? Une fois que le préservatif est fini, vous utilisez autre chose et vous ne vous contentez pas de Biling ou de compter les jours. Enfin sauf si votre but c’est d’avoir un enfant, je ne suis pas là pour juger.

Le deuxième problème qui est associé viens justement de l’image du préservatif. On dit aux jeunes : « Hey toi le jeune de 16 ans, bientôt tu auras peut-être tes premiers rapports sexuels ! Tu sais, ya truc moche qui s’appelle le SIDA, met une capote ! ». Et ensuite on parle adolescence, le corps qui change, les poils qui poussent, l’histoire de la vie … Dire aux jeunes de mettre une capote uniquement pour se protéger du SIDA est stupide : c’est l’âge où l’être humain est le plus fécond.

Est-ce normal que dans un cours d’éducation sexuel on parle de tout sauf de sexe ? A croire qu’on oublie des idées fondamentales comme le plaisir, le désir, le fantasme, l’inconscient … et puis la contraception qui va avec. Parce qu’à part la pilule (et encore) qu’une partie des gynécologue prescrivent sur un coin de table (« On ne va pas se mettre au service de nos patientes quand même ?! » Martin Winckler in Le Chœur des Femmes) ben les gens ne savent pas vraiment ce qui existe.

Sondage (hors sage-femmes et gynécologue) qui sait ce qui existe comme alternative à la pilule ? Quand on parle avec une interne en soirée qui nous explique que sa pilule elle n’y arrive plus, qu’on lui dit « Si tu supportes les microprogestatifs, pourquoi tu te fais pas poser un implant ? » et où elle nous regarde avec des yeux tout rond : « Un implant ? C’est quoi ça ? ».

Je me suis égaré du sujet. Comme dirait notre prof : le jour où on fera de la publicité réellement efficace sur la contraception avec des couples qui font du sexe avec tout ce qu’il y a dedans (je parle de truc montrable hein), ou on dira que le préservatif est un moyen de contraception également et que l’on fera de vrais cours d’éducation sexuel ; ben ce jour là on verra une vraie baisse du nombre d’IVG en France.

Parlons d’IVG.

Personnellement la vue d’une IVG chirurgicale ne m’a fait ni chaud ni froid. C’est un petit peu impressionnant mais … Je ne ferai pas de description ici.

Soyons clairs tout de suite. Je n’aime pas les pro-lifes. Et je souscris à la thèse qui voudrait que les femmes puissent décider si elles veulent un enfant ou non. De toute façon, quand on tape propagande féministe sur google on trouve mon blog (j’ai eu 6 visiteurs comme ça le mois derniers).

Pour répondre à l’article d’Edenlys sur le sujet, je n’ai pas de réponse. Vraiment aucune. Je n’ai pas d’utérus, je ne porterai jamais d’enfant.

En tant que professionnel je n’ai pas de problème moral avec l’IVG.

En tant qu’homme j’aurai juste envie que la fille que j’ai contribué à mettre enceinte (je ne crois pas à l’immaculée conception) m’en parle. Juste comme ça, pour savoir. Est-ce qu’elle veut le garder ? Est-ce qu’elle veut interrompre sa grossesse ? C’est son choix.

30% des grossesses sont non souhaitées et 60% des femmes qui ont une grossesses non souhaitée interrompent leur grossesse. Cela explique qu’il y ait toujours autant d’IVG. Le paradoxe français comme on l’appelle : 91% des femmes ont une contraception (surtout la sacro-sainte pilule) mais nous avons un nombre d’IVG très élevé. 50% des femmes en auront un dans leur vie (d’après les stats), ce qui veut dire que beaucoup de femme auront un jour à faire un choix.

Mon avis est que le choix appartient à la femme et qu’il s’agit d’un choix difficile. En fait le choix est aussi simple : est-ce que je le garde ? Est-ce que je suis prête ?

Je crois qu’une femme est capable de s’occuper d’un enfant parce qu’en France les équipes de soignants sont là pour les épauler et que l’ont dispose d’un réseau de PMI qui aide également. On peut dire qu’on a un bon système social (en dépit des efforts du gouvernement).

Dans l’idéal une femme devrait pouvoir choisir le moment. Nous avons la technologie pour cela. Cette histoire de femmes qui à 20 ans expliquent qu’elle le garderait me laisse un peu perplexe. Je ne juge pas.

Tout ça pour dire que c’est une histoire de choix. Une femme jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée est libre d’interrompre sa grossesse et le délai augmente si on passe les frontières pour l’Espagne, la Suisse ou les Pays-Bas. Concevoir un enfant et le garder en étant jeune est un choix de vie. Ce n’est pas du courage. C’est juste qu’elles ont choisis leur chemin dans les possibilitées qui s’ouvraient à elles. Ne pas le garder parce qu’on est jeune, étudiante, pas prête ou juste parce que ça n’est pas le moment est aussi un choix de vie.

N’écoutez pas ces connards de lobby anti-IVG ! Une femme fait ce qu’elle veut de son corps et de son avenir, ce n’est pas à Dieu, à l’Etat ou aux médecins de décider pour elle.

Et je vais aller dormir après avoir écrit tout ça.

Je suis fatigué, si vous trouvez qu’il y a vraiment trop de connerie, ben désolé. Si vous trouvez que c’est brouillon ben c’est normal.

Un jour faudra que je fasse cette page « SOS ados en détresse ».

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§ 12 réponses à Le coup de gueule de la gynécologue.

  • Phoenixia dit :

    Tout d’abord pour ton sondage je commencerais par répondre :
    – le patch contraceptif (que j’utilise et qui est très pratique pour les têtes de linottes comme moi)
    – l’implant intracutanée
    – le stérilet (recommandé pour les femmes qui ont eu leur lot d’enfants avec minimum une grossesse au compteur)
    – le diaphragme ( mais apparemment il n’est pas super utilisé)
    – les anneaux? ( je n’en sais guère plus sur le sujet)

    Et bien sur
    – la pilule
    – le préservatif

    Après j’ai un doute : les crèmes spermicides sont-elles considérées comme contraception? Vu que le sujet est abordé dans quelques séries (à l’instar d’Ally McBeal, Sex & the City aussi me semble t’il)…

    Maintenant, en tant que femme je pense que l’IVG est un choix, un choix que l’on n’a pas le droit de condamner et qui n’appartient pas même au géniteur, juste à la femme qui attend la crevette.
    MAIS, car il y en a un, je crois qu’il manque un aspect important autour de l’IVG d’un point de vue médical de nos jours : on aborde toujours l’aspect clinique, je pense qu’il est assez urgent et nécessaire que lorsqu’une femme aille discuter d’IVG avec un praticien, dans la mesure d’une marge possible avec la limite-temps pour l’IVG, on aborde les raisons de cette femme d’en passer par là, les questions de regrets, les questions personnelles.

    Malheureusement, comme tu le dis si bien, beaucoup de médecins et particulièrement de gynécologues répondent  »oui » à la demande, n’abordent pas l’aspect psychologique du cas, le noient au milieu de tant d’autres et ne font des femmes qu’un utérus avec une femme enrobant le tout… c’est… triste. L’après est une question essentielle sur le plan psychologique, préparer la patiente à cet après avec des mises en garde, avec une écoute et surtout une DEMANDE de ses raisons (sans jugement, précisons-le) est une chose primordiale.

    • gromitflash dit :

      Je vais répondre sur la contraception :
      Oui les spermicides sont considérés comme une contraception : seul ça réduit le nombre de grossesse de 75% et avec un diaphragme ou une cape cela réduit encore plus.
      Le souci du diaphragme et de la cape c’est qu’il faut être habitué à les prescrire … et que tout le monde ne sait pas le faire.

      Pour l’anneau : c’est un anneau avec des hormones (comme l’implant ou le patch) qui se place au niveau du col de l’utérus (et qui ne se sent pas) pendant un mois. Il est juste pas remboursé ce qui fait que …

      Et pour le DIU (ou stérilet) : pas besoin d’avoir eu de grossesse avant, on peut le poser chez une femme qui n’a jamais eu d’enfant. Cela ne rend pas stérile du tout.
      La seule contre-indication c’est un grand nombre de partenaires sexuels parce que ça augmente un peu le risque d’infection.

  • ambresf dit :

    c’est vrai que la contraception autre que pilule est mal connue dans notre pays, même, c’est dire, chez les aides soignantes travaillant en maternité. et même chez certaines (vieilles) sf…
    pour l’ivg, je suis d’accord avec toi, on ne doit pas juger. maintenant, la gamine (oui, gamine) de 20-22 ans, qui fait son ivg tous les ans depuis 3-4 ans, et qui te sort que non, elle n’a aucune contraception, désolée mais celle-là, j’ai parfois envie de lui mettre des baffes. faut pas exagérer quand même.

    • gromitflash dit :

      Gamine … Elle a mon âge … ouais bon, la gamine.

      Hélas oui. J’en ai discuté sur MSN avec Phoenixia et ça a clashé un petit peu …

      Je me dis que oui, il faut lui mettre deux claques et lui mettre une vraie consultation de contraception. On ne va quand même pas lui imposer une grossesse, si ?

      • ambresf dit :

        gamine parce que immature, pas gamine par l’âge… à un moment, il faut prendre ses responsabilités, elle ne veut pas de grossesse, ok, mais il existe des tas de moyens pour éviter ça… l’ivg n’est pas un moyen de contraception…

  • edenlys dit :

    « Est-ce normal que dans un cours d’éducation sexuel on parle de tout sauf de sexe ? »

    Pour moi, le problème est là. De un, il n’y a pas toujours assez de cours d’éducation sexuelle. Perso, au lycée, je n’en ai pas eu un seul. Heureusement que j’avais une maman bienveillante et ouverte pour m’écouter et me guider sans jugement. Et quand il y en a, c’est une catastrophe. J’ai de merveilleux souvenirs du collège. Collège catho, alors l’éducation sexuelle, c’était plutôt de la propagande « pas de sexe avant le mariage ». Mébiensûrmadame.

    Quant à la contraception… Je ne sais pas si c’est parce que les femmes ne connaissent pas les moyens alternatifs à la pilule ou parce qu’elles en ont peur. C’est psychologique, mais moi j’ai *besoin* de prendre ma pilule le soir. Parce que si un jour je vois que je l’ai oubliée, je peux réagir assez vite. Alors que mon implant, si il fonctionne pas, je le saurai peut-être trop tard.

    • gromitflash dit :

      Et comme me disait ma mère ya pas longtemps « Au moins vous, vous avez eu des cours d’éducation sexuelle ». C’est dire.

      Si la pilule te va et que tu n’as pas de souci pour l’instant, c’est que c’est ce qu’il te fallait. Pour ce qu’on parle de psychologique, tu savais que les périodes « de repos » entre deux plaquettes (ou les 5 placebo en fin de plaquette) étaient là parce que les femmes avaient besoin d’avoir leurs règles ? J’ai des copines qui se sont senties libérées de ne plus en avoir.

      Comme quoi, il n’y a vraiment pas de règles en la matière.

      • ambresf dit :

        des cours d’éducation sexuelle… mouais, mon homme est prof de svt en 5e et 4e, le projet de l’infirmière pour les 4e tient en 1 page 1/2 « faire réfléchir les graçons sur l’inconvénient d’être une fille et inversement », pas sûr que ça mène à grand chose. et le livre de cours des 4e, l’année où la contraception est au programme, est bourré d’erreurs et d’oublis. je compense, parce que je suis sf, mais tous les profs de svt ne connaissent pas des sf et donc ne peuvent pas faire de cours correct. parce que si je ne lui en avais pas parlé, zhom n’aurait jamais eu connaissance de l’implant, des anneaux, des patchs. pour lui contraception = pilule. donc, il faudrait que l’éducation nationale se remette un peu en cause. (pour info, dans le collège de zhom, 2 élèves de 4e enceintes l’an dernier, 1 élève de 5e vient d’accoucher… et c’est un petit collège de campagne…)

  • Zizanie dit :

    Éducation sexuelle ? Euh, comment dire, un vague concept passé dans une loi pas du tout appliquée, et qui est uniquement basé sur l’anatomie et la prévention des risques, et essentiellement du risque de grossesse. Ben ouais, faudrait pas que les petites collégiennes leur reviennent enceintes, alors on va vaguement présenter les modes de contraception, entre un module sur l’alcool et la drogue et un sur la sécurité routière.
    Même si la grossesse est une IST comme une autre, je ne vois pas comment on peut leur parler de contraception si on ne parle pas de la sexualité dans son ensemble et de ses représentations.
    Et puis faut pas compter sur les gynécos pour ça (ben non, la montre tourne). De toute façon, il faudrait d’abord qu’elles y aillent. Les mêmes gynécos qui refusent de poser des stérilets à des nullipares (quel mot ignoble) pour des raisons pas fondées, d’ailleurs. Les risques dépendent pas de l’âge mais des comportements de la personne. D’où l’importance d’une prévention adaptée, etc., etc., on en revient toujours au même point.
    Quand on sait que 2/3 des femmes ayant recours à une IVG avait une contraception, ça pose question…

    Non, je n’ai pas de problème avec les gynécos (ou presque, ahem), mais c’est un peu le genre de sujet sur lequel il ne faut pas me lancer, je réagis au quart de tour. C’est bon, c’est bon, je me calme et je vais me coucher.

  • AC dit :

    Tu sais ? ton article me fait franchement rire.
    Parce que dans tout ton blog on a l’impression que tu essaies envers et contre tout de défendre tes patientes, tes futures patientes, les femmes en général (oh quel homme attentionné, droit et courtois !) et au moment où tu t’y attends sûrement le moins tu files droit dans le mur.
    Ca me fait rire parce que personne n’a relevé. Moi je lis ça, ça me fait me hérisser le poil et je me dis que venant de la part de quelqu’un qui a l’air d’admirer le médecin qui vous a fait les cours sur la contraception, c’est bien contradictoire.
    De quoi je parle ?
    De ton paragraphe sur la Méthode Billings (oui ça s’écrit comme ça mon cher… revois ton cours, ou informe-toi) et du fait de « compter les jours ».
    Tu dis que les filles ne prennent pas ce genre de méthode à moins de vouloir un enfant. Et après tu oses dire ne pas vouloir juger… N’est-ce pas déjà un jugement émis en la matière que de dire un truc pareil ?
    Est-ce que le médecin qui t’a parlé ne t’a pas dit que la patiente n’était pas libre de choisir ce qu’elle voulait ? Est-ce qu’elle n’a pas souligné que le fait d’être motivée par sa méthode de contraception n’était pas l’essentiel ? Est-ce qu’elle ne t’a pas dit que c’était à la patiente de choisir, de prendre ce qu’elle souhaitait et sentait le mieux pour sa personne ?
    Et désolée si tu n’en connais pas, mais il y a des centaines de filles qui utilisent ce genre de méthodes, la méthode Billings peu ragoûtante, je te l’accorde ou la méthode dite de la Température…
    Alors j’espère juste une chose, c’est que quand ta patiente viendra te voir après ton DU, et qu’elle te parlera de méthode « naturelle », tu ne lui diras pas : « Oh madame, soyons sérieux, vous voulez un bébé ou quoi ? »
    Parce que dans ce cas, classe-toi immédiatement du côté des sages femmes qui ne savent pas écouter. Et apparemment tu en connais des tas.

    • gromitflash dit :

      Je ne juge pas, je dis juste qu’une femme qui utilise des méthodes « naturelles » a plus de chance de. Si ma patiente viens me voir et me dis qu’elle veut une contraception naturelle, et bien je lui expliquerai, je lui donnerai l’information et les contacts avec les associations qui font la promotion de ce type de contraception.

      Il faut rester clair quant aux souhaits des patientes : si elle est à l’aise avec son corps et si cette méthode lui convient, ça fait une patiente qui a trouvé son moyen contraceptif !

  • […] Derrière viennent l’article écrit en réponse à @koztoujours, une histoire de Coup de Gueule (je pense que c’est parce qu’il s’agit surtout d’un fatras de […]

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