Nous sommes des survivants.

lundi 5 avril 2010 § 1 commentaire

Un épilogue en prologue.

Je suis devant mon ordinateur de bureau, avec Erik Satie sur deezer, twitter à portée de main, une bouteille de coca de l’autre. Ultra-connecté. Facebook n’est pas loin. Avec le recul on se rend compte qu’on connait plus les gens avec qui l’on correspond via internet que ses collègues.

Le train est arrivé avec du retard, comme à l’aller. Passé Orléans le train était plein, les gens étaient assis par terre, on annonçait un retard de 10 à 20 minutes.

J’ai sauté du quais en prenant une bonne goulée d’air parisien. Mine de rien, c’est pas la même chose qu’à la campagne. Il y manque cet arrière-nez de … je ne sais trop comment le décrire. L’odeur de l’air est différent.

L’air de la campagne me rend mélancolique.

Un déjeuner presque imparfait.

Je me suis levé tard. Un luxe tellement rare en ce moment que je ne me suis pas privé. J’ai juste eu le temps de me préparer avant l’arrivé de mon oncle. Il avait amené du tarama et du vin. Du bon vin. Un jour je serai peut-être capable de faire comme lui : savoir choisir exactement le bon vin qui va sur la bonne chose.

Mes cousins ont suivi une heure plus tard avec ma tante. Eux ils avaient sorti la chemise ET les cravates. Détails dira-t-on. Bizarrement l’ambiance est devenue tout de suite plus tendue. Je n’arrive jamais à me montrer comme je suis quand mes cousins sont là, je passe presque pour quelqu’un de timide.

Étrangement on peut presque dire que ça s’est bien passé. Personne n’a trop bu, personne n’a trop vite sorti de sujet qui fâche. Je n’ai pas parlé d’étude dès le départ (cela n’est venu sur la table que lorsque mon cousin a sorti sa hallebarde et son « Ptain, j’ai vu du cassos moi … », là où on peut aligner Lariboisière et les patientes VIH qui sortent au bout d’un mois parce qu’elles sont sans-abri … heureusement que j’étais pas encore passé en PMI ça aurait fait pleurer dans les chaumières) et je n’ai pas relevé quand ma tante a commencé son couplet sur « les jeunes de nos jours, ils boivent vraiment trop, font des jeux d’intégrations méchants etc ». On remarquera d’ailleurs qu’elle et mes cousins ne boivent quasiment pas alors que mon oncle aime le bien-boire.

Ma sœur se sentait pas dans son assiette. Elle a quand même réussi à tenir le week-end complet avec peu de cigarette, c’est déjà bien ! J’ai proposé d’aller faire un tour dans la campagne pour prendre des photos. Mon oncle et mon père se sont invités (et le visage de ma sœur s’est décomposé).

De cette escapade il reste quand même une jolie photo.

Les chemins boueux, le coucou au fond de la forêt, le ciel bleu plein de nuages, les champs de blé encore vert. La nature qui se montre à ceux qui veulent bien la voir. Bon ajoutons les quelques libertés …

« Violation de propriété, bris de clôture, … on va aux galères pour ça ! »

« Toi, t’as trop regardé Mon Oncle Benjamin non ? »

Au pris du sacrifice rituel de quelques paires de chaussures nous avons réussi à retourner à la maison sans nous faire tremper par les averses. Ah non, on dit les giboulées il parait. Même en Avril.

Ya pas à dire, ce temps est totalement détraqué !

En tout cas j’aime bien quand il pleut, ça me permet de prendre plein de photos avec des nuages.

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§ Une réponse à Nous sommes des survivants.

  • Mélanie dit :

    Just LOL parce que je suis chez mes parents, en terre picarde. Donc, aujourd’hui, j’ai écumé les jardineries, et ensuite, ballade à travers champs&forêts. Ah, la campagne…Et demain, Bruxelles !

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