Tempus fugit, ego quoque.

samedi 10 avril 2010 § Poster un commentaire

Exercice difficile.

J’essaye d’écrire cet article depuis plus d’une semaine. Une semaine à tourner en rond, à fuir la réalité. Je rentre chez moi, j’allume mon ordinateur et je lance l’éditeur de texte ; et cette page blanche, vide, se trouve sous mes yeux. Les mots que je commence à taper ne sont pas satisfaisant, je m’interromps et j’efface le brouillon. C’est comme ça.

Je crois que les vacances qui arrivent la semaine prochaine et que le stage qui suivra sont une bénédiction. Je vais pouvoir souffler un peu, me recentrer. Peut-être que je devrais me mettre au yoga, je suis en train d’y penser.

La chandelle vacille mais ne s’éteint pas.

D’abord il faut parler de mes notes. Parfois bonnes, j’en ai deux mauvaises et, comme je le pensais, mon évaluation clinique ne m’a pas apporté la moyenne. Je n’ai pas eu le courage de chercher plus loin.

Passé le contrôle de psychologique j’ai tourné les talons et j’ai marché.

« Nous sommes l’âme de cette révolte, rien ne nous survivra ! »

J’ai échoué quelque part dans Paris, j’ai fini un livre et j’en ai commencé un autre. Lire, écrire, prendre des photos. Rien d’autre ne m’a vraiment intéressé ces derniers temps. J’ai l’impression que les cours se suivent, se ressemblent. Trois heures de cours, quelques connaissances utiles, beaucoup d’accessoire.

Histoires de chasse.

Heureusement qu’au milieu de la semaine il y avait un cours d’obstétrique. Ça et la pédiatrie, c’est presque les seules choses que je parviens à apprécier vraiment en ce moment. Il reste quelques TD trop rares.

Au milieu d’un cours sur les grossesses gémellaires le prof nous infligé son langage non médical. Pour l’exemple, on repassera.

Donc au milieu des « Si t’en a un qu’est mal foutu, ya moyen que l’autre aussi » et des « Ben non, si tu l’avortes tu fais sauter les deux. Penses à prendre un container plus gros quoi. » ou encore pour dire « Avec toutes ces vieilles qui vont se faire engrosser à l’étranger, yaura plus de triplés voir de quadruplés ! » Rien à dire, je crois que l’exemple parle pour moi.

Arrive donc les histoires de chasse. Point information pour les non-initiés.

Une histoire de chasse est une anecdote de service qui narre quelque chose d’extraordinaire, d’inhabituel voir de carrément dangereux dans le seul but de choquer et d’impressionner quelqu’un qui est pourtant habitué à ce type de service.

J’adore les histoires de chasse parce qu’elles représentent cette cassure du quotidien. Pour un exemple je peux renvoyer le lecteur consciencieux à cette histoire qui m’est arrivée sur le parking de St Vincent de Paul en Novembre dernier.

Je recommande aux âmes sensibles de ne pas lire le passage qui va suivre. C’est une histoire de chasse. Vous pouvez passer directement au titre suivant.

« C’était il y a deux trois ans, on avait une gémellaire avec un des jumeaux qu’était mort. Quand c’est le premier qu’est mort on passe en césar mais là, c’était le deuxième. Là tu fais une RU et tu vas le chercher avec le placenta. Et là, ben à 6 centimètre je sens un truc bizarre à l’examen. C’était J2 qui essayait de passer devant J1. Je me suis dit : si jamais il passe devant on part au bloc. Ben vous savez quoi ? Le truc avait tellement macéré qu’il est sorti façon fax. Vous savez, comme le bonhomme de pain d’épice dans Shrek ! »

De bon goût, raffiné. La classe quoi.

Diabolo Mente.

Hier j’ai essayé d’arranger une partie pour Dimanche. Pour l’instant j’ai les joueurs mais il nous manque toujours un endroit. On va finir au Luxembourg je crois. Pas grave.

On avait une table ronde sur le Planning Familiale. Problème sur l’accès à la contraception, évolution de la loi, accès à l’IVG, médecins peu scrupuleux, éducation aux jeunes, … Beaucoup de sujet, beaucoup de débats, une table ronde enrichissante. Là encore quelques histoires de chasse ; là le choc est surtout lié aux gens.

Ensuite on s’est retrouvé pour déjeuner. Discussion avec Jocelyne. Enrichissante.

Cocktail Molotov.

Dernière séance sur la préparation à la naissance aux bluets. Accouchement, mise au monde. Là où on apprend aux femme à pousser, là où on apprend les positions de mise au monde.

Séance qui se finissait à 16h30. On est sorti à 17h20.

La sage-femme qui nous faisait la formation était de notre école autre fois. Elle nous a parlé de ses études, de ses professeurs, des sage-femmes qui se sont battues dans notre école pour que les choses bougent. Car, oui, cela a été pire. Car, oui, chaque génération a fait bouger les choses pour la génération suivante.

Un vent de révolte dans une classe de fille. « Une fois que vous aurez un CDI, vous pourrez faire ce que vous voudrez du moment que vous avez les arguments de votre côté ! »

Peut-être qu’un jour … On rêve encore quand on est étudiant.

Je vais ressortir prendre des photos et regarder ma ville sous un autre angle. Et ensuite il va falloir que j’harcèle deux trois personnes, histoire de voir où on peut jouer demain.

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