Les raisons de la colère

dimanche 18 avril 2010 § Poster un commentaire

Des excuses en forme de prologue.

Ce jeu de mot est pourri. J’en suis conscient. L’article d’aujourd’hui est pourtant relativement fidèle à ce titre : une colère en demi-teinte, une fureur qui nait sous la vague. On ne la voit pas. Jamais. Elle est partisane et elle est saine mais elle n’est pas consensuelle et ce siècle affligeant est assoiffé de consensus.

Une colère comme un Mardi après-midi.

Je ne pensais même pas en parler en fait, mais ça me revient.

Mardi après-midi, le cours de chirurgie digestive. Un (beau) chef de clinique est venu nous faire un cours intéressant et je crois que ce cours a occulté ce qu’il est produit.

Ayant vu notre après-midi libre transformée en cours, nous n’étions pas heureux d’y aller. Aller au chagrin comme on dit si bien. Surtout avec une pause repas fortement réduite. Nous sommes donc confortablement installés, il est 13h15 dans l’amphithéâtre de Port-Royal quand …

Entrent les externes. Puis les internes. Et ils nous expliquent qu’on a rien à foutre là et qu’ils ont un cours.

Mis à la porte comme des malpropres nous avons donc appelé l’école pour en savoir plus. Enfin, nous super-déléguée a appelé l’école pour râler un bon coup. Elle a ainsi appris que le cours avait lieu à 14h et non pas à 13h15.

« Ben oui, les externes ont un cours avec les internes à ce moment-là, j’ai prévenu votre prof et … ah zut, j’ai oublié de vous prévenir que … »

Et là commença la rébellion des étudiants sage-femme.

Nous partîmes à 25 vers l’école pour aller hurler. 25 étudiants courageux, emplis de la fougue de la jeunesse. Quand on est jeune, on se croit immortel. Quand on est jeune on se jète sous les balles ennemies sans même réfléchir. (Nous omettrons de parler des étudiantes qui désertèrent nos rangs en court de route).

Nous arrivâmes à 15, les pertes avaient renforcées nos convictions ; nous ne pouvions trahir nos camarades tombé pendant la prise d’Iwo-Jima ! qui avaient préféré faire le siège de l’amphi. Alors que nous approchions du but, certaines parmi nous (les hommes restent droits, stoïques, même avec un bras en moins) émirent des doutes sur le bien fondé de notre expédition. Il fut donc abordé le thème douloureux de l’angle d’attaque.

Imaginez donc ! Une troupe d’ESF en colère au milieu du couloir de l’école sous l’œil amusé d’une senpaï. On a fait un peu de bruit, on a fait acte de présence. Les formatrices se sont concertées et … nous sommes restés tout ce qu’il y a de plus courtois. On a pris notre plus belle hallebarde métaphorique pour leur exprimer la sincère tristesse qui étreignait nos cœur en ce mardi. Elles ont juste été cherché la secrétaire pour la faire s’excuser et nous ont dit qu’elles allaient essayer de gérer au mieux.

« On a entendu mais on s’en fout en fait », c’est en gros ce que ça a voulu nous dire.

Une étudiante avec une sacrée paire de …

Je ne parle pas ici de poitrine mais de couille. Ouais.

Parce que ce qu’elle a fait, fallait une sacrée paire de valseuse pour le faire, et sans trembler. Je crois d’ailleurs que l’étudiante en question a provoqué quelques émules dans la classe. Mais pour l’instant vous ne savez pas exactement de quoi je veux parler.

Avant hier avait lieu les soutenances de mémoire avec, pour clôturer le bal, un mémoire sur Les connaissances du métier de sage-femme chez la patiente nullipare primigeste. Résultats intéressant et conclusion courageuse. Propositions téméraires ? Bonne question.

D’abord pour ses résultats, il semble que les patientes ne savent pas toujours ce qu’est une sage-femme, y voit plus un rôle d’accompagnant en occultant en partie le côté technique et médical. 25% des patientes pensaient que les sage-femmes ne faisaient pas les accouchements (c’est un exemple pioché au hasard … y en avait aussi 19% qui pensaient qu’on faisait un CAP ou un BEP).

Et donc sur ces résultats non surprenants (chez des gens qui n’ont pas eu souvent affaire à des sage-femmes) se greffent des conclusions non moins surprenantes …

Et là, elle prendre une grande inspiration, passe au slide suivant et … elle sort ses propositions. En gros qu’il fallait plus de visibilité, plus de consultation de sage-femme, que les obstétriciens restent sur les grossesses pathologiques au lieu de se faire du blé sur les grossesses normales, que les sage-femmes devaient être plus indépendantes .. et pourquoi pas que la nouvelle école porte le nom d’une sage-femme.

Alors, l’année prochaine, l’école Beaudelocque devient l’école La Chapelle ? On peut toujours rêver mais … moi je trouverais ça cool !

Je me suis tâté quant à savoir si je parlais de mon vendredi soir ou non et la réponse sera non. Ceux qui me follow sur Twitter savent, les autres … ben dommage pour vous.

Un vieil amis, une jeune amis et un bacon burger.

Aujourd’hui j’ai vu @Exirel et @prejudiciable.

Aujourd’hui on a mangé un bacon burger et c’était bon.

Aujourd’hui on a été se balader et on a fini à Bercy à prendre des photos qui finalement ne donnent rien.

Peu à peu se sont greffés à nous d’autres personnes (genre Maxime qu’est arrivé récemment sur Twitter en voyant de la lumière et que se présente comme @le_jaseroque ; et puis Stan, toujours Stan).

On a bu une bière, on s’est retrouvé à Album, on a fait des folies et puis on a laissé qui devait rester avec qui.

Ma mère a annulé son séjour à Cannes avec ma sœur pour des raisons de volcan islandais et elle part avec mon père à La Rochelle. Il parait que j’ai peut-être une chambre dans l’hôtel pour moi. Ou peut-être qu’on arrivera à l’annuler. Pas de réponse avant demain matin, cela va donc conditionner entièrement ma semaine et ce que je vais pouvoir faire (et ne pas faire).

J’ai dîner avec Stan dans un bon restaurant japonais chez Opéra (le genre qui fait des Udon et pas les traditionnels sushi/maki/sashimi.

Plus de nouvelle demain donc.

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