Elitisme Again : Week-End insolite.

dimanche 16 mai 2010 § 1 commentaire

Ce billet sera encore une fois élitiste.

Pas qu’un noob vienne me dire que, quand je définis un geek, je confonds avec quelque chose d’autre, juste que moi j’ai commencé le jeux vidéo sur les genoux de mon père : j’avais 2 ans et je tuais des nazis et des mort-vivants dans Wolfenstein 3D. Merci bien.

Mais nous n’allons pas parler de ça. Langage propre de rigueur aujourd’hui parce que mon week-end, n’est-ce pas, pour utiliser un emprunt angliciste, n’est-ce pas, n’a pas été de tout repos je dois bien l’avouer.

Jeudi soir : Billy Budd.

Ce soir là fut le soir de l’opéra. A cheval sur la rédaction d’un article fort intéressant sur une tentative de définition de mon côté non-sage-femme.

Je retrouvais ce soir là Lucile, dont j’ai déjà parlé, qui m’a fait l’immense plaisir de m’accompagner dans cette expérience musicale. Elle était déjà allée à l’opéra avec sa sœur la semaine passée pour voir les Contes d’Hoffman d’Offenbach. Autre registre pour le coup.

Au passage il faut noter que la critique qui va suivre est parfaitement subjective : j’adore Britten, j’aime sa musique et son répertoire.

Billy Budd, c’est une histoire tirée d’un roman d’Erman Melville publié à titre posthume qui a inspiré un opéra à Britten. Publié en 1951 il contient quatre actes, un prologue et un épisode. La réception critique fut excellente dès la première représentation … et je ne vais pas démentir cela.

Une des grandes particularité c’est que Billy Budd est totalement chanté par des voix d’homme. Audacieux en réalité. Pas de voix féminine, pas d’aiguë : ils restent sur scène entre marins. Tout au plus y a-t-il des voix d’enfants (celles des élèves officiers zélés). Une autre particularité, plus lié à Britten, réside dans son chœur. Ici il s’agit des matelots : le gros de l’équipage qui parfois se divise, parfois se rassemblent.

J’ai beaucoup aimé la mise en scène de l’opéra, autant pour la gestion intelligente des décors que pour le jeu scénique.

La scène, énorme pont de navire avec son mat de misaine et ses écoutilles qui s’ouvrent vers les coulisses, peut s’ouvrir pour montrer l’entrepont. Un gestion intelligente, surtout en ce qui concerne la scène de la bataille navale.

Le jeu scénique est très agréable : les passages musicaux entre les airs chantés sont très propices aux scènes mimées. Là des marins qui hissent une voilà, ici Billy Budd affairé avec ses compagnons.

L’histoire en elle même présente une réelle complexité. C’est autant une métaphore christique (Billy Budd pardonnera à celui qui le fera pendre avant son exécution, son poing quand il abat le capitaine d’arme Claggart est vu comme un jugement divin) qu’une intrigue basée sur l’homosexualité et la cruauté des lieux clos.

L’intrigue amoureuse est improbable pour un opéra des années 50 : Claggart et le Capitaine Vere sont tous les deux amoureux de Billy Budd. Un amour plus ou moins assumé. Vere considèrera ça comme un amour platonique alors que Claggart est véritablement rongé ce qui le pousse à compromettre Billy Budd pour le faire pendre. Billy Budd ne laisse d’ailleurs personne indifférent. A différents moment des marins expriment leur jalousie, leur amour, leur fidélité. Il incarne une figure de pureté, de bonté et d’innocence ; il est d’ailleurs considéré à plusieurs moment comme un « ange blond ».

L’opéra est bel et bien un huis clos : une coquille de noix sur l’immensité de l’océan ; un navire de guerre anglais du dix-huitième. Un lieu où les hommes vivent les uns sur les autres, les uns avec les autres et où ils sont capables de tout : bagarre, vol, calomnie, viol.

Bilan de la soirée très positif. J’ai beaucoup aimé, Lucile également. On a été dîner, boire un verre et on a convenu de se revoir le Samedi pour la nuit des musées.

Vendredi c’était Selim.

Je n’avais pas vu Selim depuis quelques temps déjà. Bon un mois ou deux en fait (parce qu’on s’était déjà fait une soirée au BIA …) mais bon, c’est rare quand même. Lui va bien, il est en chirurgie thoracique à Lariboisière. Pas un service toujours marrant, mais il voit des trucs impressionnant.

On a mangé dans un chinois, on a parlé étude, on a fait de la photo …

Insolite au bout de l’île de la cité.

On a mangé dans un chinois à Art et Métiers, on a parlé étude, collègue et vie. Nous sommes allés à Beaubourg pour prendre une glace italienne chez Amorino. Je n’avais pas mangé de glace italienne depuis des siècles.

Nous avons ensuite marché, là où nos pas nous portaient. Un peu de bord de Seine, l’île de la cité. Arrivé au bout de l’île de la cité cependant nous avons trouvé un drôle de spectacle. Si j’ai bien compris il s’agissait d’un cocktail en l’honneur d’Henri IV, à l’occasion de l’anniversaire des 400 ans de sa mort.

Une drôle d’idée : la plèbe sur les quais en train de boire, les bourgeois dans le jardin en train de boire du champagne et le ministre de la culture en train de serrer des mains.

On entendait autour de nous des « Quelle bonne idée ! » « T’as vu ya x…. de l’AF ! » ou encore « J’ai l’impression d’avoir croisé la moitié des royalistes de Paris ». En bon blogueur avide de succès et de pageview je vous ai donc fait quelques photos de l’évènement. Hier encore la statue d’Henri avait un sabre laser. Passez donc la voir.

Il faut qu’on se refasse ça, c’était définitivement une bonne soirée.

Voyage au bout de l’insomnie.

Je suis rentré, je me suis couché et je n’ai pas dormi.

J’ai essayé d’écrire, j’ai essayé de jouer. Maxime est arrivé sur MSN au milieu de ce capharnaüm insomniesque et m’a proposé une sortie le lendemain. J’ai trié des photos, j’ai répondu par l’affirmative et puis …

Photographie, numérique.

Si j’avais une wishlist, il y aurait deux choses en tête à l’heure actuelle : un Canon EOS 500D et un trépied. Je crois que le plus important c’est le trépied.

J’ai retrouvé Maxime (ou @Le_Jaseroque pour les twitterriens) à République. On est partis le long du canal St Martin dans le seul et unique but de prendre  des photos. La promenade a duré plusieurs heures, on a mangé dans un petit restaurant qui affichait des prix défiant toute concurrence.

En gros on a remonté le canal de l’Ourq jusqu’à la mairie de Pantin pour finir par récupérer le métro à Hoche sur la ligne 5. Une jolie balade quand même. Je pense qu’on doit pouvoir remonter jusqu’à Vert Galant avec un vélo et de la motivation … mais il faut penser qu’après il faut rentrer. Un bon projet pour cet été ?

J’ai fait quelques photos hier, j’en garde deux ou trois qui sont vraiment bien.

Une nuit au musée.

J’ai retrouvé Lucile (encore elle) devant le musée d’Orsay. Hier c’était la nuit des musés, un autre événement étrange : les musées sont ouverts toute la nuit, gratuitement, avec des animations spéciales. Une bonne idée qui attire beaucoup trop de monde peut-être.

Je me suis donc pointé à Orsay, on a commencé à faire la queue et … bizarrement … on a fuit. Replis stratégique, n’allez pas imaginer des choses. Ce fut donc la Grande Galerie de l’Evolution en fait de musée d’Orsay. Dans la queue il y avait des acteurs métamorphosés en singes punk (à tendance indus-destroy) qui jouaient des scènes de la vie quotidienne. Je n’ai pas eu le réflexe de sortir l’appareil.

A l’intérieur, le spectacle de siècles de conservation naturaliste. Les collections sont diversifiés, on y croise à la fois Lamarck et Darwin mais aussi bien Cuvier. Les images sont impressionnantes et les conditions de photographie sont délicates. J’en retire une photo réellement réussie.

Les private jokes se sont enchainées une bonne partie de la visite.

En sortant on a mangé au foyer du Vietnam (un restaurant à Place Monge que je ne connaissais pas). Il paye pas de mine, il n’a pas l’air excellent (le look cantine, vraiment) mais on y mange bien et pour pas cher.

Ensuite on est passé au Palais de la Monnaie. Déception parce qu’ils avaient fermé l’exposition Ronie Willis pour la nuit (j’irai la voir un autre jour, pas grave) mais en même temps leur montage spécial pour la nuit des musées était impressionnant. Ensuite on a retenté Orsay mais on est passé à un cheveux de la fermeture. Dommage.

On a fini au Mad Maker. On a bu, on a dansé … une bonne soirée au final.

Et maintenant j’ai toujours plus de photos à trier, un portfolio à finir et un article à écrire. Et twitter est en train de tuer ma vie internet. On repassera pour l’élitiste.

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