Les temps épiques.

lundi 13 septembre 2010 § 7 Commentaires

Vendredi, bloc opératoire.

Je suis allé en stage en trainant un peu les pieds. Un peu comme un mec qui sait qu’il se lève tôt pour aller servir une césarienne unique dont les motivations sont absentes du dossier. L’obstétrique facile, celle où le chirurgien maitrise tout et où la nature est jetée dehors. Sympathique, toujours.

J’ai donc servi, fini à 11h. J’en ai profité pour discuter avec plein de monde.

Et avec l’externe. Cette externe m’énerve au plus haut point d’ailleurs, parce qu’elle me regarde de haut. Autant sur la partie médicale que sur la partie purement « infirmière ». Franchement qu’elle ose sortir des « Mais c’est important que tu saches sonder, ça fait parti de ton boulot », ça me donne juste envie de lui retourner un high kick dans la face.

A la place je lui fais juste un sourire de faux cul et j’ai des discussions faussement naïves avec les chirurgiens qu’elle n’arrive pas à suivre. En même temps elle fait de la gynéco-obs depuis 3 mois et moi depuis 2 ans. Vengeance mesquine, certes.

D’une façon générale j’ai tendance à apprécier la plupart des externes, du moment qu’ils respectent les sage-femmes. Évidement elle, elle commence par dire qu’elle n’aime pas les sage-femme et que celles de Necker sont des connasses … et bien même si je connais pas les sage-femmes de Necker, je dois dire que ça m’énerve un peu. Ma fibre corporatiste qui s’éveille.

Vendredi, goûter.

Après mon stage qui s’est fini tôt, j’ai retrouvé des gens de mon école pour accueillir les nouveaux deuxième année. Sortant juste de PCEM1, pleins d’espoirs, pleins de craintes, pleins de questions. L’ambiance a mis un peu de temps à se décongeler, surtout quand on a ouvert le cidre et les gâteaux.

En fait quand j’y repense je me dis que j’ai bien fait de lancer l’idée de ces goûters de rentrée avec les deuxième années l’année dernière. Se retrouver lancé dans ces études sans rien en savoir, avec beaucoup d’idée reçues, ce n’est pas un bon départ. Alors simplement se poser et discuter du métier de sage-femme est une excellente chose.

Samedi, la Fête.

Tout avait commencé le Vendredi soir en rentrant d’un baptême faluchard. Pour une fois que j’y étais allé … mais en même temps c’était pour faire plaisir à une très bonne amie alors je pense que cela compense. J’ai ouvert mon navigateur et j’ai vu un message facebook. Lucile.

Je vous ai déjà parlé de Lucile, ou peut-être juste évoquée en fait. Elle me laisse d’excellents souvenir et ça n’a pas changé.

Donc Lucile est à Paris pour quelques mois, le temps d’effectuer des formalités administrative et de faire des vacations (vu que la demoiselle est maintenant diplômée) et était à la fête de l’Humanité. Ça tombait rudement bien, parce que j’avais une invitation pour ladite fête.

Et donc, Samedi, 15h, la Fête de l’Huma, avec son ambiance d’apéro des régions géant où chaque fédération du PCF tente de rivaliser de musique, de menu ou de délire pour attirer le chalan, avec ses concerts et avec ses animations. J’ai donc tranquillement attendu, vu des concerts communistes (le genre qui ressortent toujours Commandante etc) et j’ai eu une panne de réseau.

Heureusement la logique est l’arme du plus fort et j’ai tranquillement accueilli mon groupe de pote à l’entrée de la fête. Et à la bonne entrée en plus.

Au niveau concert ce fut Alain Souchon, Caravan Palace et Madness. Au niveau bouffe ce fut du Vietnamien, du Palestinien et du Thaï et au niveau boisson bien … de la bière, de la bière et encore de la bière.

Je suis reparti pour chez moi, dans le RER, pensif.

Samedi, milieu de la nuit, et ce n’est pas fini.

J’ai été intercepté par un drôle de sms de @prejudiciable qui voyait ma soeur (@Diane_LaMome) ce soir là, qui disait en gros « On est au Pachyderme : tu ramènes tes fesses ou tu nous snobes ? » J’ai donc ramené mes fesses pour boire un dernier verre.

Autour de la table, plusieurs personnes. Des copines de ma sœur, un cousin, deux potes de @prejudiciable assez sympa. Les discussions ont été enjouées mais de courte durée : il était déjà 23h20 quand je suis arrivé et le dernier métro a quelque peu hâté nos départs.

Cela aurait pu s’arrêter là, rentrer à la maison se poser à trois pour boire un dernier verre.

« Si on allait chez … »

C’est pour cela que j’aime Paris. En fait, on a marché quelques temps, le temps de monter quelque part entre Goncourt, Parmentier, République et Belleville et on s’est retrouvé dans un bar. Ou un restaurant. Je ne sais pas vraiment, mais tout ça n’avait pas l’air très très légal à mon avis. Qu’importe.

Nous voilà donc dans ce restaurant boire du Mouton Cadet (à un prix que je ne connais toujours pas aujourd’hui), à boire de la bière et à manger des choses délicieuses dans des quantités inimaginable dans les restaurants habituels.

L’ambiance n’était plus vraiment française. Deux femmes s’engueulait, le patron les regardait et pendant cela le musicien de la soirée a tenté de nous faire, tant bien que mal, voyager avec sa musique. Nous sommes partis tant bien que mal, sur le coup de 4h du matin. Un peu le genre de soirée qu’on n’imagine pas ici, oscillant entre le n’importe quoi et le génie. Un moment rare et précieux, absurde.

Je me suis réveillé ce matin avec la tête en morceau, la gorge sèche. Je me demande si ce week-end là n’a pas non plus été un rêve.

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§ 7 réponses à Les temps épiques.

  • ambre dit :

    ah, ces externes… ne savent rien mais nous méprisent… c’est fréquent. j’ai souvenirs de 2 externes dans le service des grossesses à risque, qui connaissaient uniquement les numéros des chambres et les pathos des patientes.même pas leurs noms. ça promettait… mais de là à vouloir t’apprendre ton boulot, elle ferait mieux de se taire et d’apprendre à poser des perfs. non mais!

    • gromitflash dit :

      Ouais !
      Même pas foutue de tenir des écarteurs alors que c’est son boulot à elle quoi.

      Mais bon, je ne vais pas putasser sur tous les externes non plus, ya toujours pire comme les internes premier semestre qui s’y croient à mort.

  • ambre dit :

    ah oui, aussi! j’ai de la chance, en niveau 1 pas d’internes ni d’externes… malheureusement, peu d’esf aussi…:(

    • gromitflash dit :

      Nos enseignantes n’aiment pas trop nous envoyer en niveau 1 car c’est « trop peu scolaire ». J’aimerai bien leur balancer le référentiel métier-formation des midwives anglaises, histoire qu’elle comprennent un peu qu’elles se plantent.

      C’est la même chose mais ça commence par les compétences relationnelles et sociales. Tout de même autre chose non ?

  • lyonnais dit :

    Exactement, qu’elle apprenne son boulot elle aussi et notamment poser des perfs! Ca lui évitera quand elle sera médecin, d’appeler la SF en panique parce que son urgence gynéco pisse la rage sur la table et qu’elle est incapable de lui poser une voie! (vécu cet été en clinique)…

    • gromitflash dit :

      Bah elle fera un interne stupide au début et puis peut-être qu’elle se prendra la claque de trop qui lui fera prendre conscience de ses erreurs.

      Le jour où elle se rendra compte qu’un gosse douillera sur une procidence parce qu’elle aura pas été foutu de sonder une patiente à demeure elle se remettra sans doute en question.

  • elly10 dit :

    Ben non, c’est toujours la faute de la sf voyons!

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