Week-End d’Intégration.

jeudi 30 septembre 2010 § Poster un commentaire

Parce que j’ai eu une semaine chargée.

De nombreuses choses m’ont tenu loin de mon blog. J’ai plus utilisé InDesign que mon traitement de texte ; même si ce dernier a été copieusement utilisé dans le but de prendre des notes en cours. Il s’en est pourtant produit des choses et ne pas les raconter, reculer l’échéance, devenait difficile.

Alors ce soir je fais une pause et je fais le point.

Et même que cette fois je suis dans l’actualité.

Continuité.

Ce qu’on craignait dans mon dernier billet s’est réalisé. Pas d’appel pour Teresa Lewis, pas de grâce. @Maitre_Eolas en parlait avec tristesse dans ces tweets et au matin elle était morte. Une perfusion, trop produit et une quinzaine de personne pour la regarder partir. L’exécution des malades mentaux me dérange toujours un peu.

Pour faire appel à article plus ancien, je tiens à signaler ici toute ma sympathie à Ambre, parce que ce qu’elle vit en ce moment est vraiment moche. Et nous savons tous les deux que ces choses là arrivent, parce qu’on le voit.

Que dire d’autre ?

*cherche*

Ouais non, rien d’important en fait. Vraiment rien d’important.

Déballage photographique.

Je me suis donc retrouvé Vendredi en sortant de cours dans un car chargé à bloc d’étudiant sage-femme. Ledit car a filé vers Romorantin, sous-préfecture du Loire et Cher, si je me souviens bien (sinon c’est la loose, vu que j’ai ma grande tante qui y vit). Au niveau des effectifs c’était 24 deuxième année, 18 troisième année, 4 quatrième année (dont moi) et 2 cinquième année.

Parce que nous allions au Week-End d’Intégration à trois écoles de sage-femme et que vous allez en avoir le récit dans les paragraphes suivant. Et puis même qu’après je vous dirai pourquoi c’est bien, pourquoi il faut que cela existe et pourquoi chez nous, nous n’avons pas de dérives.

Dans le car donc, c’était l’ambiance. Des chansons customisées, des chansons paillardes, de la musique de boite (sur fond de stylo fuchsia MACSF lumineux) et des jeux et des gages. J’ai aimé ces nouveaux deuxième années, leur savoir-s’amuser, leur façon de se lâcher déjà si tôt. C’était de bon pronostic pour la suite du week-end et cela s’est confirmé par la suite.

Concrètement qu’est-ce qu’on a fait à ce WEI ?

Déjà on a partagé une chambre de cinq mecs squatté en permanence par une bande de filles. Toutes années confondues. Cette chambre avait l’avantage de présenter une vraie grande salle de bain, avec toilette séparée. Un véritable luxe en réalité. Cette chambre, incroyable mais vraie, était une des plus propres. Bon, j’ai juste semé quelques plumes fuchsia un peu partout.

Des jeux à la con aussi. Beaucoup de jeux à la con. Je vous laisse juge d’une éventuelle « dérive », mais nous on a fait de la balle au prisonnier (avec une truite), un cent mètre vodka, un ventri-gliss’ relais avec un gobage de flambi, divers relais (comme le fait de boire des souris vaginale (propre !) imbibées de grenadine) et un grand jury autant spécialisé dans les questions connes, tirées des concours de P1, que dans les défis cons (bras de fer, recherche d’objet). Vraiment, on les a tué.

Une belle bataille de peinture à l’eau, le genre de bataille où chaque école tente de couvrir l’école d’en face de sa couleur. Exercice artistique que n’aurait pas renié Andy Warhol, surtout lorsque les plus anciens viennent couvrir le festival de jet bleu, jaune et rouge avec un bon violet des familles.

On a fait une adoption pour une falucharde sage-femme baptisée quelque par dans le nord, parce que c’était drôle.

On a fait des chorées parce que le muevelo, le make u move et waka waka, c’est la vie.

Et on a fait la fête. Parce qu’un WEI ça sert beaucoup à faire la fête. C’est donc sur ce chapitre là que s’ouvre la discussion : les dérives des WEI.

(Par contre j’ai fait 611 photos, je les ai toujours pas triées et j’ai des clichés mythiques. Bonheur du photographe).

Ah et puis j’ai parlé avec plein de monde, de plein d’écoles. Comme à cette étudiante de Foch qui vient du Québec, à notre handicapée (qui s’était juste cassé le pied) et qui avait la voix explosée au bout de ces deux jours, ou encore à ces deuxièmes années. Plein de questions sur les études, le travail, l’hôpital.

Regarder l’orga ranger et balayer en buvant un dernier verre et en discutant c’est beau. Surtout à 5h du matin.

Je sens que cette nuit va être une pure soirée !

(Ouais, je sais, j’ai trop des références musicales le Jeudi matin).

Et donc on a fait la fête, parce que la fête c’est la vie, parce que la vie c’est imprévisible et qu’une soirée avec 140 filles est toujours imprévisible. On pourrait avancer à ça la présence d’alcool pour expliquer ce n’importe quoi, mais les cocktails n’étaient pas vraiment dosé en fait. J’ai même pas réussi à monter. (Hypothèse différentielle : j’ai une défaillance organique qui m’empêche d’assimiler l’alcool).

L’ambiance était très … ouais non, ce qui se passe au WEI reste au WEI (ou ressort au CRIT). Ah ça ressort aussi, étrangement, quand on trie les photos tous ensemble. C’est la vie.

Et donc parlons des dérives des WEI.

Déjà je pense qu’elles peuvent être difficile à éviter, peut importe le montant de la caution. Attention, soyons clairs et précis : il s’agit de préciser de quelles dérives nous parlons.

Par exemple nous pouvons parler du bizutage. Chez nous il n’y en a pas, au sens où nous ne faisons rien qui puisse être dégradant ou humiliant. Parfois c’est un peu stupide, parfois c’est un peu trash mais nous respectons la loi. Il semble d’ailleurs, dans les récits que j’ai entendu, que ce type de pratique n’existe plus vraiment. Bon après je n’ai pas les oreilles partout en France non plus.

On reste plus proche des exploits que des brimades.

Je pense par contre qu’on a de la chance d’avoir une écrasante majorité de fille (même si certaines se jettent sur les mecs pour les déshabiller) et pas d’exté parce que ça nous évite beaucoup d’abus. Vous me direz, une soirée où il y a des gens et de l’alcool ça entraine forcement des dérives, mais après ça dépend de la gestion des organisateurs.

Je pense que les incidents qui se produisent sur les évènements étudiants sont beaucoup la faute à pas de chance. Mettez des filles torchées dans un hôtel, il suffit d’un gars mal intentionné qui passe par là et … Ou alors expliquez moi pourquoi personne n’était avec cet étudiant en pharmacie quand il est allé se coucher sur le dos, totalement beurré, un soir au CRIT Pharma. Et pourquoi personne ne l’a empêché de reprendre un dernier verre.

Les dérives dépendent de l’organisation générale, je pense que les organisateurs ne prennent pas toujours la mesure des risques qui existent sur ce type d’événement.

Mais moi, j’ai passé un bon WEI.

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