Wall Street English ?

mercredi 8 décembre 2010 § 2 Commentaires

J’aurais pu appeler cet article « partiel de merde » parce que l’année dernière, en gros à la même date, j’ai écris un article qui s’appelait comme ça.

J’ai donc choisis de le mettre dans un sous-titre trop long, comme ça, juste pour voir. Je suis infect parfois avec ce genre de pirouettes manuscrites.

J’ai donc eu mon partiel de pédiatrie avec au programme l’omphalocèle et l’entérocolite ulcéro-nécrosante. En gros, pour ceux qui causent pas pathologie digestive néonatale, d’une part une malformation associée à des syndromes polymalformatifs et de l’autre une des pires vacheries qui peuvent exister pour les prématurés. J’aime bien les cas cliniques.

Ce que j’aime moins c’est les rendus de copies, surtout celle de contraception. Sujet peu compréhensible, correction peu compréhensible (en gros il fallait avoir lu un livre que personne ne nous a dit de lire, même si c’est un Winckler) et note encore moins compréhensible. Je vais avoir du mal à rattraper la gynécologie moi.

 

Voilà donc que le premier partiel est fini, voilà que s’annonce celui d’Obstétrique lundi. Il fait peur celui là, il est méchant, il va faire mal. Parce que cette fois il y a de la pathologie à la clé et j’espère qu’on ne tombera pas sur le mauvais prof.

 

1 c4n 5p34k 3ng115h !

 

Lundi après-midi on s’est retrouvé dans une salle étrange, en demi-groupe. Mon école est faite de telle façon qu’elle a été détruite il y a 4 ans et qu’elle ré-ouvrira dans 2 ans sachant que la nouvelle maternité n’a pas prévu d’école (mais aime bien avoir des étudiants quand même, faut pas déconner), donc il faut caser les étudiants sage-femme à un endroit. Parfois les journées ressemblent à un énorme voyage épique qui nous envoie dans des salles improbables à la faculté et dans l’hôpital.

Voilà donc la salle étrange. Vous prenez une maternité, vous ne prenez pas la porte principale mais une porte que presque personne n’utilise, vous faites un premier code qui a un vague rapport mnémotechnique avec des départements de l’Île de France et là vous descendez un escalier, vous bifurquez, vous montez un autre escalier pour finalement arriver dans la salle de classe la plus étrange au monde. Je me demande qui a eu seulement l’idée de la foutre là quoi. Genre on peut imaginer l’administration « Hey les mecs, j’ai une trop bonne idée ! On a une salle en sous-sol en face des réserves que personne connais, si on en faisait une salle de cours ? » ou un truc de ce genre.

 

On s’est donc installés avec la prof déjà au bureau. C’est au moment où elle a ouvert la bouche qu’on a compris qu’il était trop tard pour fuir (too late to flee, got it ?). Elle parlait anglais. J’ai vu le désespoir s’inscrire dans les yeux de me voisine de devant.

 

Je n’ai pas eu de cours d’anglais depuis le lycée mais j’ai gardé une certaine pratique quotidienne qui m’aide bien à lire des trucs sur PubMed, à visiter des forums douteux et à comprendre xkcd (parce que xkcd, ben c’est un peu la vie quoi, avouons le). Je me suis donc ennuyé. Royalement. J’ai appris à dire  » Hey, maam, how are things now? Do you feel your baby pushing down there ? » Ce qu’on peut quand même considerer comme un summum de la difficulté vocabularistique !

Le seul point positif c’est que j’ai pu broyer des mots avec mon accent immonde (a very fresh cute french accent, isn’t it ?). Mais bon, quand il faut, il faut hein.

 

Et puis sinon, ben, j’écris.

 

Et en plus d’une saleté de manuscrit que je n’arrive pas à motiver, j’ai quelques petits projets web.

D’abord parlons de Blog 2 Rôlistes, un bon petit site fait par messieurs @Exirel et @MrJMad qui deviendra grand. Ca parle de jeu de rôle avec des archétypes à essayer ou classiques genre « Je suis un barbare, je viens des plaines de Sidartie et … taper » et surtout un concept que j’ai bien aimé : le concept pile/face.

Qu’est-ce ? En gros, c’est la conviction qu’un univers de jeu de rôle, si ça ressemble à Star Wars (qui est trois grands films) ou à Matrix (dommage qu’ils n’aient jamais fait de suite), en fait ben … c’est chiant. Pourquoi me direz-vous ? Et bien parce que ces univers sont manichéens. C’est le but d’ailleurs qu’ils soient manichéens : il y a des gentils, des méchants et tout le monde s’entre-tue. Mais quand on est un héros on n’a pas de problème moral quant à savoir sur qui taper.

Ce côté pile/face est quelque chose qui va plus loin. D’abord le côté face permet de présenter un univers manichéen à souhait ou totalement anodin. En gros un camp en présence demandera un truc au groupe de joueurs qui entrent dans un monde où tout est simple. Peut-être trop simple. Par exemple un prêtre qui vous demande d’arrêter des bandits dans les environs. C’est là qu’intervient le côté pile : l’envers du décor, le moment où tout ce qu’on croyait solide et acquis se retrouve remis en question. Le prêtre trop sympa qui vous demande de trouver des bandits a en fait juste besoin de sacrifices humains pour ses dieux maléfiques et a pensé que des bandits ne manqueront à personne. Tout d’un coup on se demande qui est dans quel camp.

J’y ai ajouté un côté tranche. Pourquoi tranche ? Parce que la tranche d’une pièce est un détail important que tout le monde oublie. C’est ce qui garantie que la pièce est intacte, non rognée. Tout le monde le voit sans forcement le savoir et donc la mise en question de l’univers lui-même. Si on reprend l’histoire du prêtre, et si jamais il s’agissait d’un cycle, que tous les 5 ans ce prêtres demandent à des aventuriers d’attraper des bandits pour les sacrifier, et que les dieux soient heureux et lui accorde le cadeau empoisonné de l’immortalité en l’obligeant à recommencer ce cycle sans fin ? Les joueurs, avec cette information qui au départ ne semblait pas sauter aux yeux, se retrouvent alors avec une vue d’ensemble totalement modifiée de l’univers.

 

Vous trouverez ma contribution ici, l’histoire d’un étrange marché flottant où se passent des choses plus ou moins normales. Le côté flippant/anglais en plus.

 

Sinon j’ai ouvert un petit truc d’exercice de style. La faute de @LaBouseuse qui m’a soufflé l’exercice. C’est malin tiens. L’objectif est donc d’essayer de pondre 365 fictions par an, fictions de moins de 250 mots, c’est-à-dire juste assez pour brosser un personnage, un décor, une situation. Pour l’instant j’en suis à pas grand-chose, juste deux semaines. J’ai du mal à m’y mettre tous les jours.

Pour l’instant c’est une période d’essai, je lance tout ça le 1er Janvier et j’essaye de tenir. J’active donc le mode marathon !

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