Grenoble

dimanche 12 décembre 2010 § Poster un commentaire

Histoires d’associatif

 

Il me faut ici revenir un peu en arrière. J’ai fait des bêtises de temps à autre, j’ai vu ma présidente d’assos (plus ou moins soutenu d’ailleurs) et aidé une copine à faire mijoter son homme. Cela est donc bien, satisfaisant, à part les bêtises bien entendu. J’ai donc pris le chemin d’un conseil d’administration où je n’ai aucun pouvoir décisionnel vu que je suis au bureau, et où mon association n’a pas de pouvoir décisionnel vu que tout le monde s’est débiné en me laissant y aller tout seul.

Ah, quelle joie, tiens.

 

Je me suis donc levé à une heure anormale (pour un samedi, quand on n’est pas en garde, je trouve que 6h40 n’est pas une heure normale) pour aller faire de l’associatif. Parce que tout le monde est cool !

La veille au soir je ne disais pas vraiment ça. La tête ravagé par le vin rouge et le tarama d’@Mlle_Esther, j’ai mal dormi et en me réveillant j’avais l’estomac qui me reprochait les mélanges de vin. Du rouge, du blanc, du rosé mais pas de piquette. La villageoise j’ai déjà donné, merci bien.

 

Accident voyageur

 

J’ai pris le métro, qui était interrompu pour cause d’accident voyageur. J’ai donc pris un taxi qui m’a mené à la gare. N’ayant rien à lire j’ai cherché, en vain, des choses au Relay et au Virgin de la gare de Lyon. Littérature fantasy bon marché (beurk), bit-lit (re-beurk) et même roman policier. Rien de tout ça n’a trouvé grâce à mes yeux. Je n’ai même pas essayé d’acheter quelque chose. Si seulement j’avais trouvé le Cassus Belli de ce mois-ci. Mais même pas. Vous vous rendez compte ? C’est une honte !

 

Mon train est parti à l’heure malgré la neige qui retenait mes codisciplines à Paris, et pendant que je cherchais une position confortable pour dormir dans un TGV à moitié vide j’ai fait le point sur les derniers événements. J’ai vite abandonné mes révisions pour laisser le sommeil me gagner. C’est en arrivant à Lyon qu’on a compris qu’il y avait un problème. Vous savez le petit jingle RATP qui vous annonce qu’en raison d’un accident grave de voyageur on allait être retenu pendant 1h30 le temps de dégager la voie ? Deux fois dans la même journée je pense qu’on ne peut pas faire pire. Le reste de la journée s’annonçait sous les meilleurs auspices.

Ca c’est ma réaction positive-optimiste.

L’autre réaction a été d’envoyer rapidement un bon gros sms à l’orga grenobloise pour les avertir de ne pas venir me chercher tout de suite, qu’ils avaient le temps de faire pas mal de trucs avant. Et j’ai donc dormi une bonne heure de plus.

 

Ambiance studieuse

 

C’est donc comme une fleur que je suis arrivé au Conseil d’Administration de l’Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes. Au milieu d’un gros débat sur le prix d’un pull fabuleux (que je porte au moment où j’écris cette ligne, sauf qu’en plus moins j’ai mon prénom derrière parce que je suis chargé de mission). Je ne vais pas vous détailler tout ce dont on a parlé, mais en tout cas on a bien bossé. Les choses bougent à une vitesse proprement hallucinante et je me dis que je suis bien à ma place à gérer mon petit bout de communication externe. Parce que quand je vois les membres du bureau avec leurs dossiers je me dis qu’ils ont vraiment beaucoup de courage. C’est toujours aussi impressionnant, même quand on comprend de quoi ils causent.

Ce que j’aime bien c’est cette ambiance générale de découverte, d’échange. C’est un truc que je n’ai trouvé qu’en associatif. On ne connait pas forcement les gens en face de soi mais on a une facilité de parole incroyable, parce qu’on a une chose qui nous relie tous.

 

Aparté

 

En interrompant mon récit, je suis en train de m’échapper à reculons de Grenoble. Les contres-forts des Alpes disparaissent, noyés dans la brume. Le soleil perce un peu par endroit. Je me dis que c’est peut-être un coin chouette pour vivre que Grenoble. Grenoble, ou Rennes. Le train prend des vallées sinueuses et des petits coins de montagnes laissant apercevoir des sommets déjà enneigés. J’écoute la BO du Crit Pharma de l’année dernière et je me dis avec tristesse qu’il n’y en aura pas cette année. Pas cet hiver. Je vais faire comment pour aller me déchainer moi ?

 

Ambiance moins studieuse

 

Les soirées de CA sont légendaires. On les aime aussi pour cela. Comme dirait Trotsky à Lénine, un soir de Novembre 1923 « Nous avons bien travaillé pour la cause, camarade, j’irais volontiers me boire un rouble de vodka ! » C’était la même chose pour le coup.

Les administrateurs et le bureau ayant bien travaillé toute la journée à l’avancement de leurs études et à la progression de leur future profession allèrent donc revêtir leurs plus beaux habits pour s’adonner aux joies d’une fête absolument démentielle. Peut-être que démentielle n’est pas le bon qualificatif, mais on s’est quand même bien amusé.

 

D’abord on est allé dans une pizzéria qui avait fait des pizzas géante pour tout le monde et on a donc bien mangé. Après on a été accueilli par un des administrateurs dans son appartement et on a donc bien bu. Il semble à ce sujet que ledit administrateur membre de l’orga avait prévu moins de monde mais que la personne chargée de récolter de l’argent pour acheter l’alcool a fait cotiser absolument tout le monde.

Et ensuite nous sommes allés danser sous les yeux de videurs enragés. Je ne sais pas si le fait de bouger sur de la musique en essayant d’empêcher une présidente d’association de tomber (parce que le sol glissait, pas parce qu’elle avait trop bu … quoique) correspond vraiment à une danse, mais cela m’a occupé une bonne partie de la soirée.

 

Le lendemain, les mêmes

 

Je crois que le pire moment d’un conseil d’administration, c’est le Dimanche matin. Vous savez, ce moment irréel entre 7h30 et 8h, où on sent qu’il faut se lever car le travail reprend à 9h et qu’on a un point à présenter devant les administrateurs. On se passe les mains sur les yeux parce que la veille on s’est couché à 3h du matin. On s’étire dans le lit en essayant de ne pas mettre de coup à quelqu’un et on se dit qu’on n’aurait pas dû prendre un verre en plus la veille.

Etrangement les gens que l’on croise dans les couloirs ont l’air de ressentir la même chose.

Le dimanche matin, à l’Anesf, c’est toujours dur. Et ça le sera encore plus au WEF en Février mais nous n’y sommes pas encore.

 

Suit donc mon blabla de 30 secondes pour expliquer ce que je ferai et ce que je leurs présenterai en Février.

 

Après la fin du CA, tout le monde s’est dit adieu. J’ai rejoint le bureau pour faire un débriefing et parler d’autres affaires. J’aime bien cette association, j’aime bien l’ambiance qui y règne et du coup ben … j’attends la suite avec impatience.

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