Danse avec les cygnes (review inside)

jeudi 17 février 2011 § 1 commentaire

Parce que j’ai la flemme de raconter ma vie banale, je vais vous parler d’autres choses.

De toute façon je pourrais raconter mon WEF du week-end dernier (comprendre : Week-End de Formation de l’Anesf) mais quand j’ai tenté d’écrire l’article j’ai senti qu’il sonnait creux. Bizarrement. A part le passage du flash mob où j’étais à la fenêtre d’un couple gay rencontré 10 minutes plus tôt pour prendre en photo des gens en rouge qui imitaient un spermatozoïde fécondant un ovule. Là, pour le coup, c’est cool. Je dois même dire : trippant. C’est con que mon objectif ait eu du mal à suivre, parce que j’aurais pu faire mieux.

Mais passons. Parlons de danse.

 

Black Swan [swɒn]

J’ai donc été voir Black Swan d’une part parce que tout le monde en parle en ce moment et d’autre part parce que ça fait un sujet de conversation intéressant avec toutes mes copines (et ma sœur) qui m’ont toutes dit « Il est trop bien, il faut que t’ailles le voir ! »

Ca vous situe un peu le contexte, voyez.

Donc pour faire dans le brut de décoffrage, je vais dire que j’ai aimé ce film, que j’ai aimé le sujet, le jeu des acteurs et la façon donc les intrigues se mêlent les unes aux autres. Normalement là, si vous avez vu le film, ou non, vous ouvrez les yeux grands et vous faites « LES intrigues ? ». Et bien oui, parce que je n’ai pas envie de faire simple. Ce n’est pas parce qu’un personnage est au cœur du film qu’il n’appartient qu’à une seule intrigue à la fois. Sinon c’est un film hollywoodien (genre Avatar, qui est à l’originalité scénaristique ce qu’un cassoulet banane chantilly est à la gastronomie : un ratage) et il cible le spectateur simple qui n’arrive pas à suivre plusieurs mouches en même temps.

J’ai par contre un peu moins aimé la réalisation mais ça …

 

Ainsi que les gens qui n’ont pas vu le film passent au titre suivant

Et donc, maintenant que je vais en parler, je risque de vous spoiler plein de trucs.

J’ai donc beaucoup aimé le sujet. Une danseuse innocente croise la route d’un metteur en scène ambitieux qui lui confie un rôle très difficile à incarner (et le mot incarner prend tout son sens ici) et la mère de ladite danseuse tente de conserver son pouvoir. En fait cela devient vite complexe parce qu’on retrouve des lignes scénaristiques menées de front, entrecroisées avec un art délicat. D’abord l’histoire d’une danseuse professionnelle relativement pure, ses rapports avec les autres membres de sa troupe et avec son metteur en scène. Je trouve que le personnage de Beth est important ici parce qu’elle ajoute cette dimension de rivalité très importante : pendant que l’une monte, l’autre chute. Le metteur en scène a ce rôle de modérateur de la troupe, de confluent. Tout le monde le regarde et il doit prendre des décisions pour que le spectacle soit ce qu’il y a de meilleur.

Ensuite il y a cette histoire de relation entre une mère et sa fille, relation pathologique au possible où la première domine la seconde du poids de son amour. Il est intéressant de noter comment l’obtention d’un rôle va bouleverser la relation stable qui existait entre les deux protagonistes et créer une véritable crise au sein de ce couple. Parce que oui, franchement, au début du film, je me demande si sa mère ne la touche pas le soir avant d’aller dormir. En fait non, c’est juste une pathologie de l’attachement, l’histoire d’une mère qui a tout investit sur sa fille et qui vit à travers elle.

Et enfin c’est dernière intrigue, l’histoire d’une danseuse qui doit apprendre à composer un rôle et se pose donc des questions sur sa pratique de la danse. Parce qu’à un moment la technique n’est plus la seule donnée suffisante. Cette histoire là me renvoie des échos d’une époque où je faisais du théâtre, de celle où un metteur en scène te regarde droit dans les yeux et te file le rôle où tu seras le moins à l’aise. Notre danseuse se retrouve alors à devoir apprendre ce rôle difficile du cygne noir, cette création maléfique du sorcier du Lac de Cygne qui doit séduire le Prince pour obliger la princesse à rester un cygne éternellement. Sauf qu’elle n’a rien de maléfique, qu’elle est juste incapable de chauffer un mec et que la composition de ce rôle ne se fera pas sans séquelles.

 

Un mot sur les acteurs tout de même : notre danseuse est incarnée par Nathalie Portman qui arrive à concilier l’ensemble des histoires avec une très grande maitrise (on comprend d’ailleurs qu’elle soit nominée aux oscars), notre metteur en scène par Vincent Cassel (qui peut donc balancer des « putain, c’est quoi ce bordel ?! » en français dans le texte) et on remarque que Milas Kunis fait une Lily très juste.

 

Le seul regret que j’ai est l’utilisation abusive de la caméra épaule que fait le réalisateur. C’est vrai quoi, c’est pas parce qu’il y a des scènes un peu angoissantes dans le film et que ma sœur s’est caché le visage une partie du film, qu’il faut mettre une caméra qui cahotte derrière l’héroïne dans un couloir. On pourrait faire mieux que ça non ? A part ça le travail est soigné et l’intégration des effets spéciaux en post-prod passe quasiment inaperçu (pas comme certains films qui nous les foutent dans la gueule dès les dix premières secondes pour montrer qu’ils ont un gros budget).

 

Et sinon, c’était mercredi, donc …

Le mercredi, comme toujours, cours de rock. J’ai souffert, peut-être plus que d’habitude.

La prof a l’air d’estimer qu’on se débrouille pas mal et comme les débutantes n’étaient pas là pour la 2ème fois consécutive, on a fait le cours moyen. On a donc appris des figures en accélérés (« Essayez de nous imiter, on verra si ça coince ») et on a commencé à travailler des choses beaucoup plus technique.

Fin du cours, début de la chorégraphie.

Euh wait ….

Ah oui, ça me revient maintenant que le Centre de Danse a un spectacle de fin d’année. Celui que faisait ma sœur quand elle était petite … donc je vais me retrouver à danser sur scène avec plein de monde ? Je savais bien qu’il y avait un piège là-dessous. Je ne peux pas faire mes études de sage-femme et faire un spectacle de rock … enfin quoi !

De toute façon faudra bien que je me résigne, vu qu’une partie de mes futurs cours portera sur ce sujet. Et puis c’est loin tout ça ! Au moins en Avril ou en Juin !

Dans 2 – 3 mois quoi.

Merde.

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§ Une réponse à Danse avec les cygnes (review inside)

  • 10lunes dit :

    A la deuxième annonce sur Twitter… on devine un sentiment de grande solitude et l’urgence de laisser un commentaire… Voilà qui est fait !

    Bon, et la photo ??? Je veux voir des spermatozoïdes rouges à l’assaut d’un ovule dans les rues nantaises …

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